| Révolution Socialiste |
![]() |
|
Home |
Liens |
Révolution Permanente |
Lucha Marxista |
Grupo Germinal |
Révolution Socialiste n°9-10 (juin 2003)
2 millions de manifestants le 13
mai, 600 000 à Paris le 25 mai
Plus de 600 000 manifestant ont défilé malgré le manque de trains
à Paris le 25 mai contre le plan Chirac-Fillon d’aggravation des mesures
Balladur, d’allongement des cotisations à 42 ans et de baisse des pensions.
Par dizaines de milliers, les personnels de l’Enseignement public qui
cherchent aussi à défaire les attaques du gouvernement dans ce secteur (casse
des statuts, licenciements, baisse des recrutements), sont en grève. Des
milliers de travailleurs du privé participent aux manifestations.
Tout démontre que le prolétariat est prêt à affronter le gouvernement
Chirac-Raffarin, à lui infliger une défaite politique en le contraignant à
remballer la « réforme » des retraites.
Mais ni au soir de la démonstration de force du prolétariat du 13 mai,
ni au soir du 25 mai, les dirigeants des syndicats ouvriers, CGT et FO, n’ont appelé
à la grève générale. Ils ont déclaré tout au contraire que ce gouvernement
ultra réactionnaire et l’Assemblée UMP peuvent bien continuer à gouverner
contre les travailleurs :
Tout le monde joue gros dans cette affaire.
L’objectif n’est pas le blocage du pays… (B.
Thibault, Le Figaro, 26 mai)
Appeler à la grève générale serait insurrectionnel,
voire politique. (M. Blondel, France
Info, 26 mai)
Les appareils des syndicats ont accepté de discuter durant des mois des
projets du gouvernement contre les retraites. Ils permettent maintenant au
gouvernement Chirac-Raffarin-Sarkozy de tenter d’opposer jeunes et vieux,
travailleurs de la fonction publique et travailleurs des entreprises. Le
gouvernement prépare l’adoption par l’Assemblée UMP de son plan contre la
population laborieuse qui ne veut pas du plan Chirac-Fillon, qui veut défendre
les retraites pour lesquelles les générations précédentes de prolétaires se
sont battues. Fillon a répondu aux manifestants du 25 mai :
Il y a eu le temps du dialogue social, il a duré
trois mois. Ça a été le temps de la négociation… Maintenant, on entre dans un
nouveau temps qui est un temps du débat devant les représentants du peuple.
Dans quelques semaines, c’est le Parlement qui va débattre… (Libération, 26
mai)
Pour obtenir satisfaction, les parlottes et les amendements des députés
PS et PCF ne serviront pas à grand chose. Il faut que « la rue
décide », il faut affronter le gouvernement et le vaincre.
La responsabilité des dirigeants syndicaux est totale : qu’ils
lancent un appel clair et net à la grève générale de tous les travailleurs
jusqu’au retrait du plan Fillon et on verrait ce qu’il reste de la
détermination de ce gouvernement des patrons.
Au lieu de quoi, les sommets des confédérations et des fédérations
multiplient les « journées d’action » : le 26 mai journée
d’action dans les hôpitaux ; le 27 mai, journée d’action dans
l’enseignement, l’ANPE, les postes et télécoms ; le 2 juin, journée
d’action à la SNCF ; le 3 juin à la RATP…
Ils ne s’y prendraient pas autrement s’ils voulaient laisser le
gouvernement et sa majorité UMP à l’Assemblée nationale libres de voter en
juillet la loi contre les retraites.
Assez de grèves au pluriel, reconductibles, tournantes, disloquées,
catégorielles, locales ! Il est plus que temps de lancer l’offensive
générale contre l’attaque générale de ce gouvernement.
Dirigeants de la CGT et de
FO, appelez à la grève générale jusqu’au retrait ; convoquez une
gigantesque manifestation à l’Assemblée nationale pour empêcher que les députés
adoptent le texte.
Les travailleurs salariés veulent la défense du régime des retraites et
non une nouvelle « réforme » capitaliste :
Retrait pur et simple du plan
Fillon !
37,5 annuités pour
tous ! Abrogation des mesures Balladur ! Droit à la retraite pleine à
60 ans pour tous ! Défense de tous les droits acquis et statutaires !
Remboursement aux caisses de
retraite du pillage patronal baptisé « exonérations de
charges » ! Augmentation des cotisations patronales !
Pour arracher cette victoire, la mobilisation politique du prolétariat
est nécessaire : elle seule peut imposer la réalisation de la grève
générale, le front unique ouvrier contre la politique du gouvernement, contre
le gouvernement Chirac-Raffarin, contre sa prétention à présenter sa réforme le
28 mai au conseil des ministres et le 10 juin
à l’Assemblée nationale.
Organisons-nous pour disposer d’assemblées générales démocratiques et
de délégués élus, pour élire en assemblées générales nos comités de grève révocables
à tout moment, pour les centraliser.
27 mai 2003
|
Groupe Bolchevik |
|