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Tract à paraître dans Révolution Socialiste n°13

 

Comme en Espagne, pour la défaite des partis bourgeois !
À bas le gouvernement Chirac-Raffarin-Sarkozy !

 


Un gouvernement contre les travailleurs

 

Depuis l’élection de Chirac en mai 2002 et la mise sur pied d’un gouvernement de son parti, l’UMP, avec à sa tête Raffarin et Sarkozy, il ne s’est pas passé un mois sans attaque contre les travailleurs et la jeunesse : justification des plans de licenciement, lois répressives et policières, multiplication des charters d’immigrés, mise en cause du statut de surveillants et des agents des collèges et lycées, cadeaux fiscaux aux riches et aux patrons, intervention militaire en Côte d’Ivoire et en Haïti, attaques contre les retraites des travailleurs salariés, radiations massives des chômeurs des Assedic et baisse généralisée des allocations, destruction du régime des intermittents du spectacle, loi contre le « foulard » islamique, plan « Hôpital 2007 », privatisations, diminution des postes de chercheurs et de professeurs, de milliers d’autres fonctionnaires.

Les seuls postes qu’il crée sont des postes de juges, de gardiens de prison et de policiers, forces de répression et du maintien de « l’ordre » bourgeois. Chirac, la majorité UMP, le gouvernement Raffarin-Fillon préparent le dynamitage de la Sécurité Sociale et du code du travail.

 

Les travailleurs et les jeunes ont tenté et tentent de résister

 

Les étudiants ont lutté pour abroger les plans d’austérité universitaire, les surveillants se sont mobilisés pour sauver leur statut, les travailleurs intermittents ont tenté de garder leur régime d’assurance-chômage, les travailleurs ont massivement fait grève et manifesté pour préserver leur régime de retraite et de revenir aux 37,5 annuités pour tous.

Aujourd’hui, des milliers de travailleurs essaient de se défendre contre les licenciements, les employés d’EDF et GDF cherchent à sauver leur statut, les travailleurs de la santé publique, de la recherche, veulent des postes, les chômeurs réclament leur dû. Demain, tous les salariés auront à défendre l’assurance-maladie.

 

Les directions syndicales ont empêché de vaincre le gouvernement

 

La participation et la « négociation », voilà les armes que le gouvernement utilise pour faire passer toute sa politique : tous les sommets des syndicats ont « négocié » les attaques du Medef et du gouvernement Chirac-Raffarin-Sarkozy quand ils ne les ont pas carrément approuvées : la CFDT systématiquement, mais aussi FO contre l’assurance-chômage, FO et la CGT contre le droit à la formation.

Et parce qu’elles ne veulent pas rompre avec le gouvernement des capitalistes, les directions syndicales UNEF, SUD, UNSA, FSU, FO et CGT, qui ont parfois fait mine de s’opposer aux mesures réactionnaires, mènent en réalité une politique de division pour empêcher la mise en cause du gouvernement. Elles ont émietté entreprise par entreprise, isolé les catégories les plus fragiles : les jeunes Arabes ou Turques des autres lycéens, les surveillants des enseignants, les intermittents des permanents du spectacle, les chômeurs des salariés avec emploi, les immigrés du reste de la classe ouvrière. Après avoir voté Chirac, les appareils syndicaux protègent son gouvernement avec des « journées d’action » inefficaces et des « grèves reconductibles » qui dispersent le potentiel de combat de la classe ouvrière, contre la réalisation de la grève générale.

 

Rien d’important ne peut être préservé ni obtenu sans affronter et vaincre Chirac et son gouvernement

 

Aucune liste aux élections régionales ne récuse le gouvernement. Aucune ne se prononce pour renverser la République bourgeoise. Aucune ne se réclame du socialisme. Le PS et le PCF, après avoir gouverné eux-mêmes contre les travailleurs, n’organisent aucune résistance à la politique du gouvernement, comme les appareils corrompus des syndicats qui leur sont liés. LO, LCR et PT refusent de combattre ces derniers. Le PS, le PCF et la LCR ont voté Chirac. Le PS et LO ont soutenu la loi Chirac- Ferry contre le « voile ». Le PS, le PCF et le PT nouent des alliances avec toutes sortes de débris bourgeois, MRC, PRG ou Verts, qu’ils mettent sur leurs listes.

Devant cette situation, la population laborieuse, la jeunesse risquent de s’abstenir massivement lors de ces élections. Mais aussi des millions chercheront à infliger une première défaite à Chirac-Raffarin-Sarkozy sur le terrain électoral, à l’affaiblir.

 

Classe contre classe !

 

Pour exprimer le rejet de ce gouvernement du capital, aucune voix ouvrière ne doit aller aux partis bourgeois : UMP, UDF, FN, MNR, MRG, MRC, Verts…

En l’absence de liste défendant réellement les intérêts du prolétariat, en l’absence de candidatures d’un parti ouvrier révolutionnaire, les votes pour les candidats des organisations issues de la classe ouvrière, PS et PCF (mais pas pour leurs alliés bourgeois), pour LO et la LCR, sont la seule possibilité électorale de porter à Chirac-Raffarin le coup que la classe ouvrière de l’État espagnol a porté à Aznar.

C’est la mobilisation des masses qui permettra d’arrêter le gouvernement Chirac-Raffarin-Sarkozy, d’imposer la rupture de toutes les organisations ouvrières avec lui, de le renverser. Seul un gouvernement ouvrier issu d’une telle mobilisation et s’appuyant sur elle pourra satisfaire les revendications des travailleurs, exproprier les groupes capitalistes, ouvrir la perspective des Etats-Unis socialistes d’Europe. Construire un parti révolutionnaire et une Internationale révolutionnaire est la seule voie pour résoudre la question du pouvoir.

Le 16 mars 2004

Groupe bolchevik
pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de l'Internationale ouvrière révolutionnaire

 

 

Supplément à REVOLUTION SOCIALISTE n°11-12
Courriel : groupe_bolchevik@yahoo.fr