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Pour le retrait du projet de loi Chirac-Fillon, pour l’abrogation du protocole Villepin-Fillon, pour les postes :
Grève générale des lycées !
Manifestation centrale à l’Assemblée nationale !


 

Le projet Fillon : moins de professeurs, plus de flics ; plus d’apprentissage, moins de cours

 

Depuis la publication du projet de loi Chirac-Fillon et l’application du budget 2005 Chirac-Sarkozy, des dizaines de lycées se sont mis en grève. Le 10 février, 100 000 lycéens ont défilé dans toute la France.

Le projet de loi Fillon, c’est la continuité de la politique du gouvernement Chirac Raffarin, pour les riches et les patrons, contre les travailleurs et la jeunesse : la destruction du baccalauréat comme diplôme national, l’orientation massive vers les filières professionnelles et l’apprentissage patronal, la réduction des enseignements et du nombre des cours au nom d’un « socle commun », l’aggravation des conditions de travail des enseignants, la mise en place d’un policier référent pour chaque établissement.

Il complète le plan LMD à l’université et la loi Borloo de « cohésion sociale », le budget Chirac-Raffarin-Sarkozy de 2005 qui prévoit la suppression de 4 000 postes d’enseignants à la rentrée prochaine.

Le 6 janvier, Fillon et de Villepin ont envoyé des centaines de flics et de chiens policiers nous intimider et nous fouiller. Depuis septembre 2004, le gouvernement qui finance l’enseignement catholique persécute les jeunes musulmanes.

Par les assemblées générales, la grève et les manifestations, les lycéens veulent le retrait pur et simple du projet de loi Fillon, l’abrogation du protocole police-éducation nationale, des professeurs et des agents, ce qui signifie affronter et vaincre le gouvernement.

 

Le gouvernement manœuvre en s’appuyant sur les directions syndicales

 

Face à la mobilisation croissante de la jeunesse, Fillon et le gouvernement ont décidé de s’appuyer sur les directions syndicales qui , secrètement, étaient déjà en train de mettre en place le baccalauréat Fillon dans les « groupes de travail » du gouvernement. Fillon veut nous faire rentrer, tout en maintenant son projet de loi :

Je suis ouvert, je ne ferai pas une réforme du bac tant qu'on n'aura pas levé les craintes. Je veux qu'on arrive à un accord. (Le Monde, 12 février 2005)

Au lieu d’exiger le retrait du projet Chirac-Fillon, les directions des organisations lycéennes auto-proclamées acceptent de reprendre la discussion sur le plan du gouvernement :

On veut un geste fort du ministre, affirme Constance Blanchard, présidente de l'Union nationale lycéenne (UNL). Il connaît nos positions sur le bac. Qu'il nous fasse des propositions. (Le Monde, 12 février 2005)

On est contre l'introduction du contrôle continu, assure la Fédération indépendante démocratique lycéenne (FIDL). On veut de vraies négociations pour une politique de l'éducation ambitieuse, avec plus de postes et une diversité d'options dans les lycées. (Le Monde, 12 février 2005)

Les directions syndicales de l’enseignement ne sont pas en reste :

L’intersyndicale FSU, SGEN-CFDT, FERC-CGT, UNSA-Education, FAEN appelle à une journée d’action en mars sur le mot d’ordre : "pour un service public d'éducation qui assure véritablement la réussite de tous, ce qui implique l'ouverture de véritables négociations pour une autre loi. (Le Monde, 11 février 2005)

Autrement dit, personne ne combat, à la tête des organisations lycéennes et enseignantes, pour le retrait du projet de loi Fillon, pour l’abrogation du protocole police-éducation nationale. Tous aident le gouvernement en acceptant de participer à l’élaboration de son attaque contre la jeunesse.

 

Pour se défendre, il faut contrôler notre mouvement, il faut vaincre le gouvernement

 

La première condition pour arracher le retrait du projet de loi Fillon, c’est de rompre avec le gouvernement Chirac-Raffarin-Fillon, c’est d’imposer de réaliser l’unité des lycéens et des personnels de l’enseignement public, d’interdire aux directions syndicales de discuter en notre nom de la « réforme » avec ce gouvernement.

Elisons nos représentants en assemblées générales, centralisons dans chaque ville et dans toute la France nos comités de grève. Exigeons des directions syndicales de l’enseignement qu’elles se joignent à nous pour le retrait de tout le projet Fillon.

Ce n’est pas lycée par lycée, qu’il est possible d’arracher le retrait du projet de loi et d’obtenir les postes. Il faut que toutes les organisations de la jeunesse et les directions syndicales enseignantes appellent à la grève générale des lycées et à une puissante manifestation des lycéens et des enseignants à Paris, devant l’Assemblée Nationale, là où la loi sera discutée et votée.

14 février 2005