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Le Groupe
bolchevik (pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de
l'Internationale ouvrière révolutionnaire) remercie la TCI pour avoir pu
décrire à ses militants et ses sympathisants la situation européenne et avoir
pu se présenter.
Le développement
des forces productives est entravé à l’échelle mondiale par le maintien des
rapports de production capitaliste. Le capitalisme a achevé son rôle
(relativement) progressiste depuis un siècle, il ne survit plus qu’au prix de
grandes crises économiques et de guerres mondiales. Toute l’humanité est menacée
par la survie de ce mode de production archaïque.
Le prolétariat
mondial est concentré dans l’Amérique du Nord, le Japon, l’Europe de l’Ouest et
quelques pays dominés (Brésil, Chine, Corée du Sud, etc.). Les puissances
impérialistes sont dominées par les bourgeoisies les plus riches, les plus
expérimentées et les plus puissantes, celles qui exploitent non seulement leur
prolétariat mais la planète entière. Elles peuvent ainsi corrompre les
appareils des organisations ouvrières (syndicats et partis).
Depuis les années
1960 pour l’Amérique du Nord et l’Europe, depuis les années 1980 pour le Japon,
le chômage est massif. Même dans les pays les plus avancés économiquement, la
classe dominante remet en cause les conquêtes antérieures des
travailleurs : libertés démocratiques, réglementation du travail,
protection sociale, droit à l’instruction et à la santé... Il n’y a pas assez
d’argent pour soigner et instruire, mais il y en a toujours plus pour les
armements, les services secrets, les policiers, les prisons. Partout, les
polices, les douanes et les armées persécutent les réfugiés politiques et les
travailleurs immigrés.
Cette offensive au
sein des centres impérialistes et le renouveau des agressions coloniales à
l’extérieur, ont été rendues possibles par la trahison des grandes luttes et
des situations révolutionnaires des années 1960-1970 par les directions
traditionnelles. Paralysée par les bureaucraties syndicales, les partis
ouvriers bourgeois (travaillistes, sociaux-démocrates et staliniens) et leurs alliés
centristes, la classe ouvrière d’Europe n’a pas renversé le capitalisme en
France, en Italie, en Grande-Bretagne, au Portugal, en Espagne, etc. Elle en
paye aujourd’hui le prix. La réaction est encouragée par chaque recul du
prolétariat, en particulier par la défaite des mineurs britanniques en 1985 et
par le rétablissement du capitalisme en Russie en 1991.
L’Europe, berceau
du capitalisme, est particulièrement victime du caractère anachronique du
capitalisme, car les frontières nationales y sont des plus étroites. L’Union
européenne est une réponse bourgeoise à ce problème. Sous l’impulsion des
principales bourgeoisies du continent, principalement grâce à des accords entre
celles d’Allemagne et de France, l’UE a permis de libérer les échanges de marchandises
et de capitaux entre les pays membres, de créer une nouvelle monnaie (l’euro,
partagé par 12 pays membres). Elle attire peu à peu l’ensemble des Etats du
continent : partie de 6 pays en 1957, l’UE en comporte 25 depuis le 1er
mai.
Mais la bourgeoisie
a depuis longtemps achevé son rôle de classe révolutionnaire en Europe :
dès 1848, la bourgeoisie française a préféré écraser les ouvriers de Paris que
reprendre le cours de la Révolution de 1789 et la bourgeoisie allemande a
choisi de capituler devant la monarchie prussienne plutôt que mobiliser le
peuple. Le continent en porte la marque : il comporte un grand nombre de
monarchies, la plupart des Etats y financent les églises, certains oppriment
des peuples en leur propre sein : Irlandais du Royaume-Uni, Basques de
l’Etat espagnol, minorités en Serbie, en Bosnie ou au Kosovo…
Sur le papier,
l’Europe des 25 peut paraître impressionnante : 455 millions d’habitants
(292 aux Etats-Unis d’Amérique), 8 300 milliards de dollars de production
(pour 10 200 aux Etats-Unis), 940 milliards de dollars d’exportations
(contre 700 pour les Etats-Unis), 148 milliards d’euros de dépenses militaires
(contre 347 aux Etats-Unis). Pour autant, l’Union européenne n’est pas une
véritable fédération, elle ne constitue pas un véritable Etat : à l’époque
de l’impérialisme, la bourgeoisie est incapable d’unifier un continent et de
supprimer les frontières archaïques. En particulier, les bourgeoisies
impérialistes d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne, d’Italie, d’Espagne…
tiennent à leur Etat national, à la fois contre leur prolétariat et contre
leurs rivales, y compris celles d’Europe.
Par conséquent, le
budget de l’UE est très réduit et elle n’a pas le droit de prélever d’impôt,
elle n’a pas à proprement parler de gouvernement et elle n’a pas d’armée
propre, etc. Presque tous ses Etats membres adhèrent pour l’instant à l’OTAN,
une alliance militaire sous domination américaine.
En outre, l’UE s’est
ouvertement déchirée en 1989, lors de l’absorption de l’Est de l’Allemagne dans
l’Etat capitaliste le plus puissant du continent, de nouveau de 1990 à 1999, au
moment de l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. L’UE s’est de nouveau divisée en
2002 et 2003, au moment des préparatifs de la deuxième guerre impérialiste
contre l’Irak : d’un côté, les gouvernements de France et d’Allemagne, qui
avaient participé à la première intervention en 1991, en préconisant avec la
Russie de poursuivre l’étranglement de l’Irak par le blocus de l’ONU ; de
l’autre, l’Espagne, l’Italie, la Pologne et la plupart des pays d’Europe
centrale se ralliant à la puissance impérialiste dominante qui avait décidé
d’écraser une nouvelle fois l’Irak et de chasser leur ancienne créature, Saddam
Hussein, du pouvoir.
Seule la classe
sociale révolutionnaire de notre époque, le prolétariat, pourra accomplir la
tâche historiquement progressive d’unifier l’Europe.
Avant tout,
l’Union européenne est déterminée par les intérêts du capital ;
d’instinct, la plupart des travailleurs n’y trouvent pas leur compte.
En plus, les
gouvernements bourgeois nationaux invoquent souvent les nécessités de la
construction de l’UE et les exigences de la « Commission européenne »
de Bruxelles (qui exécute en réalité les décisions des gouvernements des Etats
membres) pour justifier leurs privatisations et leurs attaques contre les
droits des travailleurs. D’ailleurs, certains partis bourgeois, misant sur le
chauvinisme traditionnel, accusent l’Union européenne de tous les maux et ont
fait campagne contre la demande d’adhésion de la Turquie.
Enfin, même s’il
est désigné au suffrage universel, le « Parlement européen » de
Strasbourg joue un rôle très faible, puisque les décisions importantes sont
prises par le « Conseil européen », c’est-à-dire la réunion des chefs
des gouvernements des pays membres.
Dans ces
circonstances, il n’est pas surprenant que l’abstention soit le principal
résultat des dernières élections au Parlement européen : le 13 juin, seuls
44,2 % des électeurs ont voté.
Ceux qui se sont
déplacés ont généralement sanctionné les gouvernements bourgeois en place, qui
attaquent tous de la même manière les travailleurs. Qu’ils soient ceux de
partis bourgeois (Autriche, Belgique, Danemark, France, Grèce, Irlande, Italie,
Pays-Bas, Portugal…) ou qu’ils soient constitués par les partis ouvriers
traditionnels seuls (Grande-Bretagne, Suède) ou, plus souvent, en coalition
avec des formations bourgeoises (Allemagne, Finlande, Hongrie, Tchéquie).
Une exception est
l’Espagne, où le Parti social-démocrate (PSOE) au pouvoir est de nouveau passé
devant le principal parti bourgeois, le PP, qu’il vient de battre aux élections
législatives, à l’occasion de la puissante mobilisation ouvrière contre le
précédent gouvernement, celui de l’héritier du franquisme, Aznar.
Il n’y a aucune
« vague rose » : sur 732 députés, 201 sont travaillistes et
sociaux-démocrates. En ajoutant 39 députés des débris du stalinisme autrefois
si influent en Europe, les partis ouvriers traditionnels analogues au PS et au
PCCh du Chili, au PT du Brésil, etc. ont 240 députés au total, soit un tiers
des sièges.
Les divers partis
bourgeois ont obtenu 439 sièges : 338 aux partis dirigeants de la
bourgeoisie (dont la plupart adhère au groupe parlementaire PPE et une minorité
au groupe ELDR), 46 aux partis « souverainistes » ultra-chauvins, 42
aux partis « écologistes ».
En France, le 5
mai 2002, Jacques Chirac, un vieux politicien gaulliste, était élu au second
tour de l’élection présidentielle avec plus de 82 % des voix. Le PS, le PCF, la
LCR et les directions syndicales avaient appelé à voter pour lui contre l’autre
candidat bourgeois présent au second tour, le fascisant Jean-Marie Le Pen
(Front national). Le nouveau parti de Chirac, l’UMP, obtenait 369 députés, sur
les 577 sièges de l’Assemblée nationale, lors des élections législatives, en
juin 2002.
Grâce à ce
plébiscite, Chirac et son premier ministre Raffarin ont multiplié les attaques
contre la classe ouvrière : lois contre les libertés, chasse aux immigrés,
licenciements, privatisations, diminutions des allocations chômage et une
attaque frontale contre les retraites. Le projet du gouvernement contre les
retraites a pourtant suscité une vague de grèves et de manifestations en mai et
juin 2003. Mais les directions syndicales, avec l’aide des pseudo-trotskystes,
ont réussi à protéger le gouvernement et à empêcher la grève générale. La
classe ouvrière a subi alors une importante défaite.
Aux élections régionales
qui se sont déroulées en mars 2004, juste après les élections législatives dans
l’Etat espagnol, les travailleurs ont utilisé les bulletins de vote pour
exprimer leur rejet de la politique de Chirac et Raffarin. L’UMP de Chirac
s’est effondrée et les listes constituées par le PS l’ont largement emporté, si
bien que toutes les régions, sauf l’Alsace, ont désormais un président PS.
La consultation
européenne a confirmé les élections régionales, la suprématie électorale du PS
sur l’UMP. La presse bourgeoise a titré : « Le scrutin du 13 juin scelle l’affaiblissement de MM. Chirac et
Raffarin », « Trois mois
après les élections régionales, l’UMP essuie un sérieux revers ». En
effet, l’UMP de Chirac a eu moins de 17 % des votes. Ses rivaux bourgeois font
de bons scores, que ce soit les partisans d’une Europe fédérale (l’UDF :
11,94 %) ou ceux qui rejettent l’Union européenne (MPF, RPF et FN totalisent
18,18 %).
Au total, les
partis ouvriers ont recueilli un peu moins de 38 % des suffrages. Le PS a
obtenu 28,89 % des voix exprimées et le PCF 5,25 %. Sur leur gauche, les
trois organisations issues de la dégénérescence de la 4e
Internationale ont subi un échec électoral, totalisant 3,33 %.
Le Parti des
travailleurs (lambertiste) s’est présenté séparément et a obtenu 0,77 % des
voix. Il a défendu, à son habitude, une orientation réformiste et chauvine. Le
PT repose sur le CCI, qui prétend frauduleusement être en France la 4e
Internationale, l’organisation révolutionnaire fondée par Trotsky après le
passage à l’ordre bourgeois de la 3e Internationale et des partis
communistes.
La Ligue
communiste révolutionnaire (pabliste) affirme également, et tout aussi
mensongèrement, être la section française de la 4e Internationale.
Lutte ouvrière (hardyste) prétend, quant à elle, qu’il faut la reconstruire. LO
et la LCR avaient, comme pour les élections régionales, des listes communes qui
ont obtenu seulement 2,56 % (contre 5,18 % en 1999 et 10 % au premier
tour de la présidentielle de 2002). Par conséquent, ils ont perdu leurs
députés, qui siégeaient au Parlement européen au sein du groupe stalinien GUE.
Ces organisations n’ont ouvert durant la campagne électorale aucune
perspective, à part de « lutter » pour améliorer la situation des
travailleurs : ni celle d’un parti révolutionnaire, ni des Etats-Unis
socialistes d’Europe, ni d’un gouvernement ouvrier, ni même de chasser Chirac.
Pourtant, ces deux
organisations ont attiré dans leurs meetings publics, en avril 2002 et en mars
2004, des dizaines de milliers de travailleurs et de jeunes qui cherchent la
voie de la révolution. Les courants pseudo-trotksytes ont des milliers de
militants, souvent dévoués, qui rejettent à juste titre le PCF et le PS. Mais
leurs directions réformistes souillent en permanence le trotskysme.
Ni la LCR, ni LO,
ni le PT ne se sont prononcés pour la défaite de l’impérialisme lors des
guerres d’agression contre le pays dominés. La LCR soutient même l’ONU. La LCR
et LO soutiennent, comme leur bourgeoisie, l’existence d’Israël. La LCR s’est
illustrée en votant Chirac en mai 2002. LO a soutenu les réclamations et les
manifestations des forces de répression contre la classe ouvrière (les
policiers et les gendarmes), en décembre 2001. LO et le PT ont préparé et
soutenu les mesures de Chirac-Raffarin contre les jeunes musulmanes (arabes et
turques) toute l’année 2003. Comme le PS et le PCF, LO, la LCR et le PT
particpent à la cogestion des établissements scolaires et des entreprises. A
chaque lutte importante des travailleurs, ils aident les directions traîtres
des syndicats à empêcher la grève générale.
Le Groupe
bolchevik n’a pas les forces de présenter des candidats. Sinon, il aurait
participé aux élections régionales et à l’élection « européenne »
pour défendre le programme du communisme.
Le GB a estimé
qu’il ne pouvait soutenir aucun programme d’aucune liste, toutes acceptant le
cadre du capitalisme. Mais, suivant les conseils de Lénine et de Trotsky, les
bolcheviks font une différence entre d’une part les partis créés par la classe
bourgeoise et d’autre part les organisation qui ont été fondées par la classe
ouvrière, même si elles ont capitulé devant la classe dominante. Ainsi, le PS
est né du rassemblement de tous les courants socialistes sous l’impulsion de l’Internationale
ouvrière en 1905. Lors des dernières manifestations à Paris, l’organisation de
jeunesse du PS chantait le chant ouvrier connu dans le monde entier, « L’Internationale ». Quant au
PCF, il est né du vote de la majorité du PS-SFIO d’adhérer en 1921 à
l’Internationale communiste.
D’ailleurs, pour
beaucoup des travailleurs qui ne se sont pas abstenus, le vote pour le Parti
« socialiste » (et dans une moindre mesure, le Parti
« communiste » français) a semblé le moyen le plus efficace
d’exprimer leur haine du gouvernement au service des patrons et des riches.
Mais il y a très peu d’illusions dans les masses sur le PS et le PCF, à cause
de leur respect de la 5e république et des expériences répétées de
leur gestion loyale du capitalisme dans la dernière période (1981-1986,
1988-1995, 1997-2002).
La bourgeoisie a
domestiqué depuis longtemps ces partis dans toute l’Europe. Elle a toujours
besoin de leur capacité à duper les masses et à protéger l’Etat bourgeois et le
règne du capital. Tant que n’aura pas été construit un parti révolutionnaire
qui ait la confiance d’une fraction significative du prolétariat et de la
jeunesse, les vieux partis traîtres conserveront une place électorale,
parlementaire et politique. Ils pourront continuer à exploiter les votes des
travailleurs pour gouverner, contre eux, des communes, des départements, des
régions, pour défendre le capitalisme français et sa 5e République.
Pour détruire cet obstacle contre-révolutionnaire, l’avant-garde doit
se regrouper dans un nouveau parti, révolutionnaire, internationaliste et
marxiste. Parce qu’ils veulent construire un parti qui dirigera une
insurrection pour détruire l’Etat bourgeois, les révolutionnaires léninistes ne
veulent pas couper l’avant-garde de la masse des ouvriers et des employés. Pour
édifier un parti de type bolchevik, la dénonciation ne suffit pas : la
participation à la lutte des classes est indispensable. Elle implique souvent
des tactiques de front unique ouvrier qui répondent à l’aspiration des masses à
l’unité de leurs rangs dans la lutte contre le patronat et les gouvernements
bourgeois.
Sans semer aucune
illusion dans les élections, dans le Parlement européen ni dans leurs
programmes, le GB a appelé les travailleurs à voter, s’ils voulaient voter,
pour les organisations ouvrières (c’est-à-dire PS, PCF, LO-LCR, PT), contre
toutes les listes et contre tous les candidats bourgeois. La déclaration
commune au Grupo Germinal et au Groupe bolchevik pour ces élections figure sur
notre site, www.revolution-socialiste.info,
avec quelques autres documents en espagnol.
Le Groupe
bolchevik est issu du combat pour construire la 4e Internationale en
France, puis sauver la section française (qui s’est appelée successivement LC,
GBL, POI, PCI, OCI, PCI). Ce combat a finalement échoué, localement et
mondialement puisque la 4e Internationale a disparu sans gloire
comme organisation révolutionnaire et que rien ne peut la ressusciter, plus de
70 ans après l’appel à la fonder (1933).
Mais le problème
de la direction du prolétariat est plus brûlant que jamais. Sans construction
d’une internationale ouvrière révolutionnaire et d’un parti ouvrier
révolutionnaire dans chaque pays, les plus grandes luttes et l’héroïsme des
travailleurs aboutiront à des défaites, à cause des agents de la bourgeoisie
qui garderaient le contrôle de la classe ouvrière. Pour résoudre la question de
la direction, il faut partir de l’expérience historique du prolétariat mondial,
c’est-à-dire de la théorie marxiste et du point le plus élevé du programme, à
savoir les quatre premiers congrès de l’Internationale communiste, précisés et
enrichis par les documents principaux de la 4e Internationale
bolchevik-léniniste (le programme L’Agonie
du capitalisme de 1938, le manifeste La
Guerre impérialiste de 1940…).
Parce que la lutte
des classes est mondiale, on ne saurait construire un parti vraiment ouvrier
dans un pays sans participer à la construction de l’Internationale de tous les
travailleurs du monde. Sans la critique de ses camarades d’autres pays, il
n’est pas possible de s’orienter correctement et de limiter les pressions de
toutes les autres classes.
Dès sa fondation,
le GB s’est efforcé de nouer ou renouer des liens internationaux, sur une base
programmatique ferme, pour regrouper les authentiques révolutionnaires de
France (quelle que soit leur nationalité) et collaborer loyalement avec les
bolcheviks qui existent forcément dans d’autres pays.
Dans cette voie,
il a été déçu par ses tentatives avec la FTSI France (rebaptisée FTQI Europe)
liée au PTS argentin, qui nous avons jugés être un regroupement de des bavards
qui s’adaptent au Forum social mondial et aux staliniens.
Il a rencontré le
groupe EDM d’Espagne à Barcelone, un groupe honnête, mais qui a adopté des
positions révisionnistes et sceptiques sur la classe ouvrière.
La LBI du Brésil a
cessé tout contact avec le GB sans expliquer pourquoi.
Malgré nos efforts
d’ouverture, le GB a constaté que le CRI de France adoptait avec toutes sortes
de positions révisionnistes et, surtout, était plus attaché à la participation
gaulliste et à la cogestion syndicale qu’au rassemblement des révolutionnaires.
De décembre 2002 à mars
2004, le GB a participé à un Collectif lancé avec la LOI, le CWG de
Nouvelle-Zélande, le GOI du Chili et Lucha marxista du Pérou qui a adopté, en
particulier, un Appel en 21 points à une conférence internationale. S’y sont
adjoints PO de Bolivie et le GG d’Espagne.
Mais le Collectif
a échoué à tirer la LOI d’Argentine du caudillisme, du gauchisme verbal et des
pratiques opportunistes. Le GB a participé à cet effort, en dépensant toute sa
trésorerie en décembre 2002 pour un voyage en Argentine, en améliorant les
documents internationaux, en hébergeant un cadre argentin durant 9 mois et en
l’accueillant de confiance dans sa direction. Mais la direction de la LOI,
comme tant de sectes nationales, veut échapper à tout contrôle international.
Elle ne veut que des satellites à l’étranger. Voilà pourquoi la LOI a quitté le
Collectif en avril 2004, en lançant toutes sortes d’accusations infondées et de
mensonges grotesques à l’égard de LM d’abord, puis du GB, du GG et de PO
ensuite.
Grâce à l’Appel,
qui s’efforçait de tirer les leçons de la lutte des classes mondiales, la LOI a
étendu ses relations en Amérique latine. Le GB a resserré ou noué des liens
avec le Grupo Germinal de l’Etat espagnol, LM du Pérou et Poder obrero de
Bolivie. Nous continuons avec ces derniers à préparer une conférence
internationale pour rassembler les bolcheviks aujourd’hui dispersés.
Concrètement, le Collectif a lancé pour le 1er mai 2004 une
déclaration internationaliste avec vous, Poder obrero de Colombie et les
Devrimci parti gücleri (Forces du parti révolutionnaire) de Turquie.
Grâce à ces
tentatives de rapprochement et de travail en commun, à travers échecs et
réussites, le noyau léniniste-trotskyste français a renforcé son niveau
politique. Il publie un meilleur journal pour l’avant-garde. Malgré des forces
réduites, il a débuté un travail de solidarité avec les Palestiniens et chez
les ouvriers immigrés.
Le Groupe bolchevik
construira le parti en France avec tous ceux qui veulent préparer la révolution
et il construira un centre international avec les bolcheviks du monde entier.
Nous souhaitons que la FT du Brésil et le Comité constructor por un POR
d’Argentine participent à ce processus de délimitation et de regroupement.