Révolution Socialiste  

Home

Liens

Révolution Permanente

Lucha Marxista

Grupo Germinal

 

 

Tract paru dans Révolution Socialiste n°9-10 (juin 2003)

 

Groupe Germinal, Etat espagnol

Toutes nos revendications restent à satisfaire :
AUCUNE VOIX AUX REPRÉSENTANTS DIRECTS DE LA BOURGEOISIE ESPAGNOLISTE, AUX DÉFENSEURS DE L'OCCUPATION IMPÉRIALISTE EN IRAK

 

La jeunesse, les travailleurs et les travailleuses, nous avons massivement manifesté de manière répétée ces derniers mois avec un objectif très clair : empêcher l'invasion impérialiste d'Irak. Même pour ceux qui avaient une certaine illusion sur la « capacité » du gouvernement Aznar du PP (Parti populaire) à les écouter, il est apparu que seule la chute de ce gouvernement pouvait éviter que l'Etat espagnol contribue à la destruction et à l'occupation de l’Irak.

C'est pourquoi dans la seconde grande manifestation à Valence le mot d’ordre le plus crié et le plus écrit sur les pancartes spontanées était : Aznar, démission ! Mais le gouvernement a été acculé, Aznar a ouvertement demandé de l’aide au PSOE (Parti socialiste) et au PCE-IU (Parti communiste & Gauche unie). Il en a appelé à leur « sens des responsabilités », il a invoqué son « droit » à gouverner contre l’écrasante majorité de la population, alors qu'ils nous laissent tous les quatre ans seulement le droit de changer de gouvernement et son président, illégaux même dans le cadre de la Constitution de la Monarchie mise par Franco.

Et le PSOE et le PCER-IU l'ont fait. Chacun à sa façon, avec ses méthodes, a évité de centraliser la revendication massive de mettre à bas le gouvernement, la seule manière de faire avorter la participation espagnole à l'invasion et à l'occupation impérialiste de l’Irak. Les directions syndicales des CO (Commissions ouvrières) et de l’UGT (Union générale du travail) ont imposé la division :  celle des CO a même refusé d’appeler aux deux misérables heures de grève qu'a proposées l'exécutif de l’UGT. Le PSOE a signé son particulier front unique... avec le PP et contre la démocratie au Pays Basque. Toutes les organisations ouvrières-bourgeoises ont fait l'impossible pour éviter de constituer un front unique ouvrier et jeune contre l'invasion impérialiste de l’Irak et pour remplir la condition nécessaire pour cela : chasser le gouvernement de sa majesté et avec lui la monarchie mise par Franco.

Ensuite, le Pape catholique, au nom des béatifiés et des saints réactionnaires, a aussi donné son appui à Aznar.  A l’occsion de sa visite à Madrid, il réaffirmait le vieil accord de l'Espagne noire avec le Vatican et… on passe l’éponge sur la population civile irakienne.

Maintenant, les partis qui disent nous représenter se présentent à ces élections avec des programmes complètement étrangers à la volonté de lutte que nous avons exprimée dans les manifestations ces derniers mois. Comme si, pour les travailleurs et les travailleuses, pour la jeunesse, le vote pour ces partis dégénérés et qui prétendent nous représenter pouvait avoir un sens différent que de l'utiliser comme point d'appui pour combattre les gouvernements patronaux, défendre nos conditions de vie et combattre par nos revendications.

Tant les communes que les « régions autonomes » ont les mains liées par la Constitution de la Monarchie mise en place par Franco : leur cadre d'action est déterminé à tout moment par les lois de l'Etat central, par les budgets que fait approuver chaque année le gouvernement. Elles ne peuvent qu'exécuter les politiques de celui-ci et examiner de manière limitée le partage de leurs budgets misérables. Elles ne peuvent rien de plus que réaffirmer la négation de la véritable démocratie. Mais une victoire du PP, une victoire des représentants directs de la bourgeoisie espagnoliste, l’encouragerait dans sa féroce politique anti-ouvrière et antidémocratique et produirait davantage de démoralisation, aggravant celle qu’ont semé le PSOE et le PCE-IU.  Nous devons saisir toutes les occasions d’afficher clairement notre revendication commune :  A bas le gouvernement PP-Aznar !

 

Pour avancer dans cette voir :

Aucune voix aux candidat bourgeois ! Vote pour le parti ouvrier de ton choix ! Le PP hors de toute collectivité territoriale, mairies et « communautés » !

Mais il existe une partie du territoire sous le contrôle de l'Etat espagnol, de sa monarchie et de ses forces armées, où a été interdite une organisation politique de masse avec des centaines de candidatures soutenues par des dizaines de milliers de signatures et où a été fermé le seul journal dans la langue locale : le Pays Basque.

Là, le gouvernement PP, avec l'approbation inconditionnelle du PSOE, nie à une partie importante du peuple basque tout type de représentation, procède à un harcèlement policier qui prétend empêcher toute issue démocratique à l’exigence d'autodétermination. Dans ces conditions, on ne peut pas considérer qu'il existe les plus minimales conditions de liberté d’expression, d’organisation ni de vote.

Boycott des élections antidémocratiques et frauduleuses au Pays Basque! Aucun vote pour garantir l’interdiction des libertés démocratiques et  du droit à l'autodétermination!

 

Nos revendications restent à satisfaire, avant comme après le 25 mai :

Non à l'occupation impérialiste de l’Irak

Retrait immédiat des forces militaires de l'Etat espagnol

A bas le bas le gouvernement PP-Aznar

A bas la Monarchie

Droit à l'autodétermination, y compris à la séparation, de toutes les nationalités opprimées

 

Pour l’obtenir il est de la responsabilité du PSOE, du PCE-IU, de l’UGT et des CO de combattre pour un gouvernement ouvrier qui satisfasse toutes nos revendications, que garantisse un avenir pour les jeunes, qui arrête toutes les attaques contre les conditions de travail et les salaires, qui applique le droit à l'autodétermination.

Nous avons besoin d'un parti ouvrier révolutionnaire, d’une internationale ouvrière révolutionnaire

En tout cas, une seule conclusion s’impose : les travailleurs et les travailleurs, la jeunesse doivent se réorganiser sur un nouvel axe politique, différent des partis qui apparaissent aujourd'hui comme la seule possibilité de nous représenter mais qui font partie un système économique et social (le capitalisme), qui le défendent alors qu’il est en déclin et nous dévore. Nous sommes la classe sociale majoritaire et notre seul espoir est de construire un parti ouvrier révolutionnaire, qui fasse partie d'une internationale ouvrière révolutionnaire et défende nos intérêts. Un parti qui nous serve à mobiliser notre énorme force potentielle, qui soit l'instrument pour en finir avec la décadence de la civilisation et la barbarie dans lesquelles nous laisse le pouvoir du capital, pour nous unir à tout le prolétariat mondial et mettre un terme à toute exploitation, à toute oppression d'un peuple sur un autre, d'un groupe social sur un autre, pour construire la société sans classe, le socialisme.

20 mai 2003