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résolution de la 3e conférence du Groupe bolchevik

Nantes, 7 décembre 2003

 

Le capitalisme a, par l’exploitation et le pillage, accompli un travail historique progressiste en disloquant les modes de production traditionnels, en réalisant une économie mondiale, en créant le prolétariat moderne. La lutte de classes, si elle est nationale dans sa forme à cause de l’existence des États bourgeois, prend pour la première fois un contenu mondial.

Le mode de production capitaliste a ainsi jeté les bases objectives de la révolution socialiste. Cette révolution est non seulement possible, mais nécessaire. Car les fores productives sont entravées depuis un siècle par les rapports de production capitalistes et l’étroitesse des États nationaux que la bourgeoisie ne peut surmonter.

Seul le prolétariat peut ouvrir une voie pour sauver l’environnement et la civilisation, pour sortir l’humanité du gaspillage et du militarisme, des crises capitalistes et des guerres impérialistes, du fascisme et de la barbarie.

Le prolétariat doit pour cela renverser le pouvoir de la bourgeoisie, détruire l’appareil répressif sur lequel cette classe s’appuie.

Cependant, la dictature du prolétariat n’est pas encore la réalisation du socialisme, mais le moyen d’imposer la volonté de la majorité de la population à la minorité exploiteuse, tant locale qu’étrangère. Le socialisme requiert un développement des forces productives à un niveau permettant de faire disparaître les classes et de faire dépérir l’État. Cela nécessite non seulement la gestion de l’économie planifiée sous le contrôle de soviets, mais aussi  la collaboration des pays les plus développés, donc l’extension de la révolution mondiale.

La révolution bourgeoise était nationale, la révolution prolétarienne est mondiale. L’internationalisme n’est pas un principe moral, mais résulte des conditions objectives de notre époque. Voilà pourquoi le parti révolutionnaire nécessaire aux classes exploitées et dominées ne peut être qu’un parti international combattant tous les partis bourgeois et petits-bourgeois, se délimitant de tous les opportunismes, chauvinismes, révisionnismes qui sont le produit de la pression de la bourgeoisie sur les organisations ouvrières.

La 1e conférence des militants du Groupe bolchevik avait décidé de tout faire pour en finir avec l’isolement national qui avait facilité la destruction du Comité internationaliste fondé par Stéphane Just, de rompre avec le « national-trotskysme » dans lequel se complaisent les fauteurs des scissions.

La 2e conférence a enregistré le début de travail commun d’un côté avec les anciens militants de l’ex-Grupo Germinal de Valence et, de l’autre, avec le GOI (Chili), la LOI-DO (Argentine), le CWG (Nouvelle-Zélande) et LM (Pérou) aboutissant à la déclaration des Cinq sur l’Irak. Ce travail international s’était matérialisé dans la conférence par la présence et la participation active de deux délégués d’Argentine et d’un du Pérou.

Entre la 2e et la 3e conférence, un militant argentin a milité dans le groupe. Le travail des Cinq a débouché, sur l’adoption d’un Appel à une conférence internationale et sur une position commune en face de la révolution bolivienne, à laquelle se sont associés la FT (Brésil) et le Grupo Germinal reconstitué. Les relations avec ce dernier, qui a participé à cette élaboration, a aussi abouti à une déclaration commune sur le Pays Basque. Le Grupo Germinal a demandé récemment son adhésion au Collectif.

La 3e conférence s’est tenue en présence d’un observateur de l’Union des Communistes (Turquie), d’un observateur de la Coordination des Prolétaires Révolutionnaires (Turquie), d’un militant de la LOI, d’un représentant du GG. Après avoir débattu de la situation mondiale et de la stratégie révolutionnaire, de l’internationalisme et du projet d’une conférence internationale.

·         La 3e conférence affirme que la tâche de chaque organisation révolutionnaire est au premier chef de combattre sa bourgeoisie et confirme ses positions de défense des travailleurs immigrés et pour l’égalité totale, contre la complicité de l’État français envers la mainmise d’Israël sur la Palestine, pour la suppression de toute base militaire française dans le monde, pour la fin de toute intervention militaire française, à commencer par celle qui se déroule actuellement en Côte d’Ivoire.

·         La 3e conférence approuve les 21 points de l’Appel pour une conférence internationale des trotskystes principiels et des organisations ouvrières révolutionnaires. Elle appuie la décision du Collectif de publier une revue pour la préparer. Elle considère que la conférence doit permettre de dégager les courants et organisations révolutionnaires du marais réformiste et centriste et de les rassembler en s’appuyant sur le bolchevisme, les quatre premiers congrès de l’Internationale Communiste et la fondation de la 4e Internationale.

·         La 3e conférence est favorable à l’admission du GG au Collectif constitué pour préparer la conférence internationaliste.

·         La 3e conférence décide que le groupe français doit prendre en charge la préparation de la conférence internationale dans le mouvement ouvrier francophone et, avec l’aide des autres organisations du Collectif, en direction du mouvement ouvrier européen et international.

·         La 3e conférence mandate la cellule centrale pour contribuer à la conférence sur le bilan de la 4e Internationale et la nécessité d’une Internationale ouvrière révolutionnaire, sur les questions de tactique de front unique ouvrier et de gouvernement ouvrier.

·         La conférence du GB propose que les groupes européens qui se reconnaissent dans l’Appel élaborent ensemble sur la situation en Europe et les tâches de révolutionnaires dans ce continent.

·         La conférence défend la morale prolétarienne et soutient l’initiative d’un Tribunal Moral International.