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2e conférence du Groupe bolchevik
 pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de l’Internationale ouvrière révolutionnaire

Paris, 19, 20 & 21 avril 2003

Résolution

1.      Les bombardements, l’invasion et l’occupation de l’Irak par la soldatesque de l’impérialisme américain et de l’impérialisme britannique représentent une manifestation patente de la barbarie à laquelle le maintien du capitalisme conduit l’humanité.

2.      La victoire de l’impérialisme est une défaite pour les peuples d’Irak (y compris les Kurdes), pour le prolétariat mondial et pour tous les peuples opprimés du monde (en particulier pour les Palestiniens).

3.      Cette agression a été possible sur la base des défaites précédentes : rétablissement du capitalisme en Russie et dans la plupart des anciens Etats ouvriers bureaucratiques, interventions militaires antérieures de l’impérialisme contre l’Irak, contre le Kosovo et la Serbie, contre l’Afghanistan.

4.      La défaite de l’Irak n’était pas inévitable. Elle résulte de la trahison des bureaucraties conservatrices du mouvement ouvrier (partis ouvriers bourgeois et appareils syndicaux) accolées aux centristes dans le Forum Social Mondial, de leur soutien à l’ONU et à la politique des impérialismes français et allemand. Cette trahison s’est manifestée par leur refus de défendre l’Irak. A cela s’ajoute la capitulation de la bourgeoisie nationale dont la couardise interdit toute lutte conséquente contre la bourgeoisie impérialiste.

5.      Le désarmement de l’Irak par l’ONU sous l’impulsion des impérialismes français et allemand, puis l’agression ouverte de la part de l’impérialisme dominant, ont révélé au grand jour les rivalités entre impérialismes, dont l’objet était et sera de plus en plus le repartage du monde, l’asservissement des pays de l’ex-URSS, le pillage des ressources de la planète et du produit du travail social de tous les exploités.

6.      Pour en finir avec les guerres et pour que l’humanité puisse s’épanouir, pour que l’exploitation, l’oppression nationale, le racisme disparaissent, l’impérialisme doit périr.

7.      Seule la classe ouvrière est capable, en prenant la tête de la mobilisation de tous les opprimés, de renverser la bourgeoisie et de réaliser la révolution socialiste mondiale. Pour cela, elle a besoin d’un parti membre d’une internationale ouvrière révolutionnaire.

8.      La victoire militaire de l’impérialisme américain n’assure aucunement l’ordre mondial, ni même la stabilité de l’Irak. En effet, la récession actuelle atteste de la marche à une crise dislocatrice du marché mondial, conséquence du pourrissement de l’ensemble du mode de production capitaliste.

9.      Chaque bourgeoisie impérialiste tente d’en différer la venue et d’échapper à ses conséquences, au détriment de ses rivales, des travailleurs et des peuples des pays dominés, de sa propre classe ouvrière.

10. Le gouvernement impérialiste français Chirac-Raffarin, mis en selle avec l’actif soutien du PS, du PCF, de la LCR et des bureaucraties syndicales, est l’expression locale de cette offensive de la bourgeoisie contre les travailleurs et contre les pays dominés, comme l’Irak et la Côte d’Ivoire.

11.  Dans leurs tentatives de résister à l’aggravation de l’exploitation et à la réaction bourgeoise sous toutes ses formes (dont les attaques contre les retraites), la classe ouvrière et la jeunesse sont en permanence entravées par la politique de subordination à la bourgeoisie française et à son Etat des bureaucraties ouvrières, flanquées des épigones dégénérés de feue la 4e Internationale.

12.  Dans ces conditions, la lutte pour le gouvernement ouvrier exige d’affronter sa propre bourgeoisie, inclut le combat pour la rupture des organisations ouvrières, en particulier des syndicats, avec le gouvernement Chirac-Raffarin. La dénonciation des trahisons des vieilles directions doit s’accompagner du combat pour la mobilisation des masses, pour leur auto-organisation. C’est leur mouvement révolutionnaire qui écrasera les socio-démocrates et ex-staliniens, les réformistes de tous poils.

13.  Le mouvement d’émancipation du prolétariat passe par la construction d’un parti ouvrier révolutionnaire. La construction d’une nouvelle direction est la tâche que s’assigne le Groupe bolchevik pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de l’Internationale ouvrière révolutionnaire.

14.  Le Groupe Bolchevik définit son action en faisant vivre les acquis politiques du programme de la 4e Internationale, pour répondre aux besoins du prolétariat mondial et de la classe ouvrière de ce pays, qui comporte une composante importante immigrée ou d’origine étrangère. Il disputera l’avant-garde aux organisations traditionnelles, mais aussi aux cléricaux islamistes, aux anarchistes et aux organisations issues de la liquidation de la 4e Internationale : LCR, PT et LO.

15.  La 1e conférence du groupe, après trois scissions successives en quatre ans, était celle du sauvetage du noyau révolutionnaire dont la filiation réside dans la section française de la 4e Internationale. La 2e conférence tire un bilan positif du maintien de l’intervention dans plusieurs entreprises et administrations, de la parution de Révolution Socialiste, de la recherche de liens internationaux.

16.  Pour intervenir correctement dans la lutte des classes et arracher l’avant-garde à la confusion et au marais centriste, le groupe doit s’ancrer dans les lieux de travail ou d’études et se soumettre à la critique des organisations qui partagent le programme (groupe Germinal dans l’Etat espagnol, signataires de la déclaration des Cinq en défense de l’Irak).

17.  La tâche de construire un parti ouvrier révolutionnaire en France est conditionnée par l’activité de construction d’une Internationale ouvrière révolutionnaire.

18.  La crise qui s’est ouverte en 1953 dans la 4e Internationale fondée par Trotsky s’est soldée par une défaite : aucun centre international n’assure plus la continuité, toutes les anciennes sections ont été liquidées comme organisations trotskystes. Des dizaines d’organisations trahissent le programme en son nom. L’organisation construite par Trotsky est morte ; son programme est vivant, des militants, des regroupements continuent à chercher la voie de la révolution socialiste mondiale en s’y référant. Il nous faut utiliser un mot d’ordre algébrique : pour l’Internationale ouvrière révolutionnaire et le Parti ouvrier révolutionnaire dans chaque pays. La discussion et l’intervention consciente pour regrouper au compte de l’Internationale ouvrière révolutionnaire dégageront ses formes concrètes.

19.  Il s’agit de regrouper sur la base du marxisme les forces révolutionnaires et internationalistes actuellement dispersées et isolées, qui sont vouées à la dégénérescence ou à la disparition sans lien entre elles, ou de les arracher aux centres liquidateurs (LIT, SU…). Le regroupement de cinq organisations qui ont combattu ensemble avec une déclaration élaborée en commun contre la guerre impérialiste en Irak a posé les bases pour tenir une conférence internationale. La conférence décide de mettre toutes les forces du Groupe bolchevik pour la préparer.

20. La conférence décide de construire le Groupe bolchevik, comme contribution au regroupement national et international des révolutionnaires prolétariens. Elle désigne une nouvelle cellule centrale pour diriger cette construction, avec l’aide de nos camarades des autres pays. H