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Congrès de section CGT du CRSF de Nantes

 

Intervention

 

Depuis l'automne dernier, il n'y a pas eu de discussion, de bilan, de leçons tirées de la mobilisation de la classe ouvrière en défense des retraites et de la politique de l'Intersyndicale et de la CGT en particulier. Alors qu'il y a eu autour de 3 millions de travailleurs dans la rue, il est impensable qu'aucun bilan ne soit tiré et qu'on passe à autre chose comme s'il ne s'était rien passé. Chacun comprend que les combats de la classe ouvrière ne sont pas indépendants les uns des autres mais qu'au contraire les victoires comme les défaites pèsent différemment sur les mobilisations et l'issue des luttes qui les suivent.

Il faut le dire, en 2010, la classe ouvrière a connu une défaite qui était loin d'être écrite à l'avance (en témoignent les millions de grévistes et de manifestants) ! Et il faut bien constater que le combat de la classe ouvrière a été plombé, entravé par la politique des dirigeants syndicaux et en particulier ceux du premier syndicat, le nôtre, par les dirigeants de la CGT. Il faut rappeler la tactique poursuivie par l'Intersyndicale derrière laquelle, se sont cachés tous les responsables de toutes les confédérations.

ü la participation à toutes les discussions, sommets sociaux ou autres convoqués par le représentant du capital, Sarkozy, ou son ministre Woerth. Sans parler de la présence ininterrompue depuis sa mise en place en 2000 au Conseil d'orientation des retraites (COR). Ce qui légitimait la nécessité d'une réforme.

ü l'appel à des journées d'action qui avaient déjà fait la preuve de leur inefficacité en 2003 (sur les retraites déjà) et en 2009 (après l'éclatement de la crise du capitalisme) et qui plus est, des journées d'action non pas sur les revendications des salariés mais pour l'ouverture de « vraies négociations ».

ü le refus d'appeler à la grève générale jusqu'à satisfaction, de paralyser le pays pour faire plier le gouvernement (en 2003 Fillon avait déclaré : « pour que la réforme échoue, il faudrait que le pays soit paralysé par une grève générale » et il ajoutait tout de suite après : « Mais je n'y crois pas une seconde » C'est dire qu'il connaissait bien tous ceux qui fréquentent les ministères).

ü le refus d'appeler au retrait du plan du gouvernement mais l'acharnement à faire des propositions de réforme au gouvernement.

ü l'abandon de la revendication des 37,5 annuités pour tous (public-privé) au profit d'une « maison commune des retraites » par le dernier congrès confédéral CGT.

ü la participation aux tables rondes sur la pénibilité, discussion sur les exceptions à la règle ce qui signifie acceptation de la règle.

Bref, le refus de mener une lutte de classe, le combat de la classe ouvrière contre le capital, le refus de se situer sur le terrain des véritables revendications ouvrières : 37,5 annuités pour tous, retraite à 60 ans (55 pour les travaux pénibles), calcul sur les 6 meilleurs mois. Aucune réforme des retraites : les travailleurs produisent toutes les richesses, les patrons doivent payer ! C'est pourquoi je propose au vote du congrès la résolution suivante :

Motion

La section CGT du CRSF de Nantes/Paris-Bretagne, réunie en congrès le 1er avril 2011, réaffirme ses revendications :

ü Défense du statut de fonctionnaire

ü Titularisation de tous les CDD, CDI et autres

ü Remplacement de tous les départs en retraites

ü Embauches correspondant aux besoins

ü Augmentation des salaires avec suppression de toute part variable

ü Arrêt de la privatisation et de la filialisation avec retour dans le public

ü Réunification des services courriers, colis, guichets, chèques et caisse d'épargne avec les télécoms et intégration de tous les personnels de la téléphonie privée et du courrier dans un service public des PTT.

(3 pour, 3 contre, 13 abstentions)