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Intervention lors de l’assemblée générale du Lycée Vial, Nantes, 17 juin 2008

 

Le proviseur nous a présenté la question du « dispositif de réussite scolaire » comme une sorte de cadeau, puisqu’il s’agirait simplement de « moyens supplémentaires », qui seraient difficiles à refuser quand on cherche la réussite des élèves en difficulté.

En réalité, nous avons affaire à deux circulaires du ministre, qui concernent 200 lycées. Il ne s’agit pas d’un cadeau soudain pour pallier les difficultés des élèves de 2e du lycée Vial. Il s’agit de la politique d’ensemble d’un gouvernement, qui prend la forme de lois, de circulaires et de décrets. Si le gouvernement voulait la réussite des élèves, pourquoi aurait-il supprimé dans le budget plus de 11 000 postes dans l’éducation nationale ? Si le gouvernement voulait la réussite des élèves en difficulté, pourquoi aurait-il supprimé les réseaux d’aide dans l’enseignement élémentaire et imposé un programme rétrograde ?

Le président de la République a annoncé à Nantes en octobre qu’il voulait modifier le recrutement, la rémunération et la nomination des travailleurs de la fonction publique. Il a décidé un service minimum dans les écoles en cas de grève. Il vient d’annoncer qu’il fallait supprimer les IUFM. Le gouvernement dit qu’il n’est pas question d’augmenter nos salaires, malgré l’inflation, mais qu’il faut faire des heures supplémentaires. Le gouvernement a fait matraquer et arrêter des professeurs des écoles mercredi dernier à l’inspection d’académie… Voila ce que fait en pratique le pouvoir, à l’école comme ailleurs. En quoi est-ce dans l’intérêt des élèves ?

Après avoir supprimé 11 000 postes qui sont nécessaires à la réussite des élèves, les circulaires du ministre veulent nous faire travailler en heures supplémentaires durant l’année scolaire et durant les vacances, dès ces vacances, dès ce mois d’août. Ce projet est, dans ses propres termes, « la première étape de la réforme des lycées ». Le plan du gouvernement contre les lycées n’est pas adopté, mais il s’applique déjà.

Voila le résultat de la signature de l’accord du 11 juin entre le ministre et les dirigeants syndicaux : Snes-FSU, Snep-FSU, Sgen-CFDT, Se-UNSA, Snpden-UNSA. C’est impensable qu’ils aient signé avec le gouvernement, alors que les postes sont supprimés, les salaires bloqués, que le projet du ministre est de mettre en cause les statuts des professeurs et les horaires dus à tous les élèves (points 4, 7, 11, 16… de l’accord).

Nous ne pouvons pas accepter de travailler en août en plus. Les syndicats doivent retirer leur signature et exiger le rétablissement des postes, le respect des statuts ! L’intérêt des élèves, c’est des professeurs respectés, correctement payés et la diminution des effectifs.