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Le mouvement de la jeunesse pour l’abrogation de la loi Sarkozy-Pécresse

Les directions syndicales de l’université et leurs adjoints « d’extrême-gauche » ont protégé le gouvernement

 

Sarkozy fait adopter une loi contre la jeunesse en formation

 

Fraîchement élu, c'est contre les fractions les plus combatives du prolétariat et de la jeunesse, les plus capables de s’opposer à l’application de son programme, que Sarkozy a lancé, avant l’été, des attaques extrêmement violentes. Ainsi, l’atteinte au droit de grève dans les transports publics puis la dislocation du service public d'enseignement supérieur ont fait l’objet de deux propositions de loi. Il fallait d’emblée prendre à la gorge les secteurs qui pouvaient résister, notamment la jeunesse étudiante et lycéenne qui avait combattu la loi Villepin en 2006. À l’époque, le mouvement de grève et d’occupation des universités avait contraint le gouvernement Chirac-De Villepin à faire marche arrière sur un article de la « loi pour l’égalité des chances », le CPE. Prévoyant, le nouveau président a chargé sa ministre de l’enseignement supérieur de s’en prendre à l’enseignement supérieur public dès l’été.

La ministre Valérie Pécresse a reçu durant tout l’été les directions de l’UNEF, de la Confédération étudiante (), la FAGE ainsi que les dirigeants des syndicats de salariés de l’enseignement supérieur (SNESUP-FSU, CGT-Ferc sup, Snprees-FO, UNSA-Atos…) pour que la rentrée universitaire 2007 se combine avec une attaque sans précédent contre le droit aux études et contre l’enseignement supérieur public. Le 10 août 2007, le projet de loi « Libertés et responsabilités des universités » (LRU) était adopté par les deux assemblées après un mois de concertation avec les principales directions syndicales de l’enseignement supérieur.

Destinée à faciliter l’autonomie des facs en matière de recrutement et de budget, la loi prévoit le recrutement privé des enseignants et des autres personnels (ATOSS), déjà souvent embauchés en CDD. Le statut des personnels est attaqué puisque la loi énonce que « le président peut recruter, pour une durée déterminée ou indéterminée, des agents contractuels » (art. 16), y compris à la place de fonctionnaires.

La loi promet d’ouvrir largement les portes des universités aux entreprises et à leurs financements, aux stages, aux validations professionnelles des licences et masters pour organiser l’« insertion professionnelle des étudiants » (art. 17). Les universités pourraient également vendre leurs biens puisqu’ils leur appartiendraient, alors qu’ils étaient jusqu’alors propriété de l’État, et « créer en leur sein une ou plusieurs fondations universitaires… [qui] disposent de l’autonomie financière » (art. 23), ce qui correspond là encore à l’entrée du patronat.

Elle prévoit de nouveaux organismes d’administration à l’autonomie élargie et qui pourront, par exemple, augmenter les droits d’inscription. La loi ouvre la voie à la sélection à l’entrée de l’université : « Tout candidat est libre de s’inscrire dans l’établissement de son choix, sous réserve d’avoir, au préalable, sollicité une préinscription lui permettant de bénéficier du dispositif d’information et d’orientation » (art. 17). Enfin, la loi a pour conséquence de diminuer le nombre d’étudiants, de réduire les filières dans les petites facultés et d’éliminer celles qui sont considérées comme non rentables.

 

Malgré la collaboration des directions syndicales avec le gouvernement,
les étudiants entrent en lutte

 

Le dispositif estival de collaboration des dirigeants syndicaux décidé par le gouvernement Sarkozy n’a pas empêché la mobilisation des étudiants qui a démarré à la faculté de Rouen à la fin du mois d’octobre. Les étudiants ont renoué avec le mouvement de 2006. Une fraction de la jeunesse en formation, puis à sa suite des salariés de l’enseignement supérieur, a cherché à arracher l’abrogation de la loi LRU et à vaincre le gouvernement.

Des assemblées générales de plus de 1 000 étudiants se sont prononcées partout en France pour l’abrogation de la loi Pécresse. Les étudiants, puis les lycéens, ont recouru aux formes de luttes ouvrières : assemblées générales, piquets de grève et occupations des locaux (« blocages »), et ils se sont dotés d’une coordination nationale pour atteindre leur objectif.

Ils ont subi les fermetures administratives des facs occupées et les assauts systématiques et brutaux des forces de police (à Paris-Tolbiac, Rennes, Nanterre, Nantes, Paris-Sorbonne, Lyon, Aix-Marseille…) qui traitent différemment les chauffeurs de taxi ou les patrons pêcheurs, sans parler des capitalistes qui commettent des délits d’initiés. Des brigades anti-criminalité —comme si manifester était un crime— ont matraqué à répétition et même tiré au flash-ball.

Après plusieurs semaines et avec le renfort des lycéens, ils ont misé, à juste titre, sur la jonction avec la classe ouvrière, pour tenter de vaincre un adversaire arrogant de sa victoire électorale récente, de la complicité de l’opposition parlementaire et de la collusion des sommets syndicaux. Au plus fort du mouvement, en novembre, au moment de la grève à la RATP et à la SNCF, 45 universités (sur 85) étaient bloquées et les étudiants ont massivement défilé avec les travailleurs. Mais, comme les travailleurs à la SNCF et à la RATP, à EDF et à GDF, les jeunes en formation et les salariés des universités ont été trahis par ceux qui prétendent les représenter, les syndicats cogestionnaires, sans que la Coordination soit capable d’une alternative réelle.

 

Les directions syndicales négocient la LRU et multiplient les « journées d’action » pour la faire passer

 

Dès le début de la grève spontanée, la direction PS de l’UNEF, le principal syndicat étudiant, exigeait des « moyens supplémentaires » pour appliquer la loi Sarkozy-Pécresse, alors que les AG votaient pour l’abrogation de la LRU. Son président, Bruno Julliard s’en est remis, à chaque fois, à l’initiative du gouvernement et a fait rejeter le mot d’ordre d’abrogation :

« On ne veut pas faire une mobilisation exclusivement sur ce motif (l’abrogation de la loi LRU, NdR), car c’est un objectif qui ne nous semble pas atteignable », argumente Bruno Julliard. « Même si nous pouvons avoir des divergences avec les assemblées générales sur cette question de l’abrogation, nous n’en faisons pas un point de rupture ». (Le Monde, 8 novembre 2007)

Après la reprise du travail des cheminots, Julliard annonçait, le 23 novembre, qu’il était temps de négocier… les moyens financiers de l’application de la loi Pécresse. Il répondait présent à la proposition de Pécresse, comme la , liée à la CFDT et elle aussi dirigée par le PS. La a condamné les occupations d’universités et a réclamé davantage de « stages », c’est-à-dire de surexploitation de la jeunesse :

« Plus qu’une mission, l’insertion professionnelle doit devenir un nouveau droit pour les étudiants, et cela nécessite des financements beaucoup plus importants », rappelle la qui s’est fortement mobilisée pour que cette dimension d’insertion soit inscrite dans la loi et qui compte bien veiller à présent à ce que cela se traduise concrètement dans toutes les universités. (Communiqué CFDT, 13 novembre 2007)

De manière complémentaire à leur acceptation de la LRU, à leur discussion permanente avec le gouvernement, l’UNEF et la ont pesé de tout leur poids pour que la grève générale des universités n’ait pas lieu. Pour que les grévistes restent isolés les uns des autres, fac par fac, les directions de l’UNEF et de la ont organisé des journées d’action locales tout au long des mois de novembre et décembre. Les responsables du syndicat principal dans l’enseignement supérieur n’ont appelé à l’abrogation de la loi que pour mieux participer à l’élaboration d’une autre :

Le SNESup appelle à l’amplification de la mobilisation pour mettre en échec la loi LRU, obtenir son abrogation et pour participer à l’élaboration d’une loi programme universitaire répondant aux véritables besoins du pays, des étudiants et des personnels. (SNESup-FSU, 7 novembre 2007)

Comme les responsables de tous les syndicats d’étudiants (UNEF, , SUD, FSE), ceux des travailleurs de l’enseignement supérieur (FSU, UNSA, CGT, CFDT, FO, SUD) sont toute l’année membres des conseils de cogestion (voire présidents d’universités) qui appliquent la politique gouvernementale. Alors que des AG de personnels se joignaient aux étudiants et aux blocages, toutes les directions syndicales de l’enseignement supérieur ont protégé le gouvernement en lui offrant d’affecter de modifier sa loi :

Le gouvernement doit entendre le refus en l’état de la LRU. Il doit négocier. (Communiqué FSU : SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP , CGT : SNTRS, UNSA : Sup’ Recherche, SNPTES, Solidaires : Sud-Education, Sud-Recherche-EPST, 6 décembre 2007)

Tout en adoptant un langage plus radical que l’UNEF et surtout que la , les petits syndicats SUD Étudiant, FSE et CNT ont combattu le front unique ouvrier, la perspective de la grève générale des universités. Il faut dire que les deux premiers cogèrent aussi l’université… et sont financés pour cela. La FSE s’est totalement inscrite dans le dispositif des journées d’action et des luttes éclatées fac par fac :

L’intersyndicale des cheminots, la CGT Mines-Énergie, FO EDF-GDF, la CGT-Éduc du 93… appellent à la grève pour le 18 octobre. C’est pourquoi la FSE appelle à faire du 18 octobre le début de la contre-offensive, le premier jour d’une grève interprofessionnelle. (Déclaration FSE, 29 septembre 2007)

De même, SUD Étudiant n’entendait pas non plus heurter les bureaucraties syndicales, même si elles sabotaient la grève générale de la SNCF, de la RATP… et toute défense des régimes spéciaux :

Le bilan de cette journée d’action est donc positif, pour autant nous ne devons pas nous arrêter ici ! Cette première journée de lutte commune doit en appeler bien d’autres si nous voulons abattre les réformes antisociales du gouvernement. (Communiqué SUD, 21 novembre 2007)

 

Les étudiants constituent la Coordination

 

Seule l’auto-organisation, tels les comités de grève élus et centralisés en comité central de la grève, peuvent permettre aux jeunes et aux travailleurs de contrôler leur mouvement et de déborder le dispositif de collaboration des bureaucraties syndicales. C’est ce qui a manqué aux cheminots et aux travailleurs de la RATP et de la SNCF.

L’obstacle des directions syndicales étant plus faible dans la jeunesse en formation, chaque mouvement important des lycées et des étudiants, depuis 1968, a vu apparaître des formes d’auto-organisation. Comme le mouvement de grève lycéen contre la loi Fillon en 2005, le mouvement des lycéens et des étudiants contre la loi Villepin en 2006, une coordination nationale a surgi du mouvement contre la loi Pécresse. Les représentants étaient rarement véritablement élus. Cependant, réunie à cinq reprises entre fin octobre et début décembre 2007, la coordination nationale des facs en lutte a très vite adopté le mot d’ordre d’abrogation de la loi LRU. Elle a condamné, à deux reprises, toute négociation avec le gouvernement.

Cette assemblée n’a pas pu empêcher les discussions entre les directions syndicales et le gouvernement et elle n’a pas su surmonter les journées d’action et les grèves reconductibles éclatées.

 

La Coordination se révèle incapable d’appeler à la grève générale de l’Université

 

Dans les faits, la Coordination nationale étudiante n’a jamais rien exigé de l’UNEF ou de la qui parlaient au nom des étudiants, ni des directions syndicales de l’enseignement supérieur.

Pendant un mois, la direction de l’UNEF a participé à la Coordination sans jamais respecter l’orientation des étudiants en lutte, l’abrogation de la LRU. Dans le même temps, sa direction allait et venait chez la ministre de Sarkozy pour faire diversion avec quelques promesses budgétaires en faveur du logement des étudiants…

Quand les cheminots ont été battus, la direction de l’UNEF a jugé opportun de cesser son double langage et de porter un coup à la mobilisation et de ne plus s’associer à la Coordination étudiante :

Samedi, la direction de l’UNEF a décidé de quitter cette dernière, en raison de l’invalidation d’une dizaine de ses délégués. « L’UNEF a un certain nombre de désaccords avec la coordination… à la fois sur les mots d’ordre –l’UNEF ne demande pas l’abrogation de cette loi– et surtout sur les modalités d’action » a expliqué son président, Bruno Julliard. (Le Monde, 27 novembre 2007)

La Coordination, quant à elle, au lieu d’appeler à la grève générale de l’université, s’est coulée dans le dispositif des « journées d’action » syndicales : le 30 octobre, les 8, 14, 20, 22, 27 et 29 novembre ainsi que le 4 décembre 2007.

Nous reprenons l’appel de la coordination de Tours à la journée de mobilisation mardi 27 novembre. Nous appelons à faire du jeudi 29 novembre une manifestation nationale étudiants/lycéens. Nous appelons à une journée nationale de solidarité avec les sans-papiers le lundi 3 décembre. Nous proposons une prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle le mardi 4 décembre. (Communiqué de la Coordination étudiante des facs en lutte, Lille, 25 novembre 2007)

Jamais la Coordination nationale ne s’est adressée aux organisations syndicales des étudiants et des enseignants pour qu’elles appellent à la grève générale. À chaque journée d’action, les grévistes étudiants devaient manifester selon les modalités locales, isolés du mouvement ouvrier, confrontés à la répression policière. À aucun moment, la Coordination nationale n’a appelé à une manifestation centrale à Paris de tous les étudiants.

 

L’ « extrême-gauche » s’associe aux
directions syndicales contre la grève générale des universités

 

L’insuffisance de la Coordination tient à sa composition, aucune force organisée n’intervenant sur la ligne de la grève générale. Les staliniens en reconversion, les pseudo-trotskystes et les individualistes anarchistes ne risquent pas de gêner les bureaucraties syndicales dont ils sont souvent eux-mêmes partie prenante à la CGT, à la FSU, à SUD, à FO…

Le PS est intervenu dans les assemblées générales et la Coordination nationale sous l’étiquette d’UNEF. Le PCF et son organisation de jeunesse, l’UEC, ont toujours tendu la main à Pécresse et à Sarkozy :

Au-delà de nos divergences politiques, je tiens à souligner l’importance d’un véritable débat dans la situation actuelle. Il est urgent de traiter des objectifs de la loi que vous défendez et de l’avenir de l’Université. Ce débat est d’autant plus important que vos rencontres avec les syndicats n’ont pas permis de trouver une issue positive et concertée. (Lettre ouverte du secrétaire de l’UEC à Pécresse, 21 novembre 2007)

Dans les AG et la coordination (où elle était représentée par plusieurs dizaines de militants), la LCR et son organisation de jeunesse, les JCR, ont œuvré dans le sens des journées d’action et des blocus reconductibles chaque jour dans chaque fac. Au fond, pas grand-chose ne les sépare du PCF et du PS. Comme la direction de l’UNEF et de la , la LCR a fait croire que le gouvernement reculait :

Le gouvernement n’a, pour le moment, pas cédé sur le retrait de la loi, mais il a été obligé d’accorder certaines avancées (rallonge budgétaire de 5 milliards d’euros, augmentation des bourses, rétablissement d’un « cadre national des diplômes »). (Rouge, 13 décembre 2007)

Les dirigeants de LO n’ont jamais manqué de soutenir les sabotages par les bureaucraties syndicales, surtout celle de la CGT :

Le 18 octobre doit être un avertissement venant du monde du travail aussi bien en direction du patronat que du gouvernement. S'il est massif, ce sera un encouragement pour tous, y compris pour ceux qui hésitent encore, afin qu'ils participent à la suite, car une suite est indispensable. (Lutte Ouvrière, 18 octobre 2007)

Par conséquent, comme le PS, le PCF, LO et la LCR, la Coordination étudiante mélangea les avocats et les cheminots, se félicita des journées d’action et des grèves reconductibles dressées au même moment contre la grève des cheminots, et fit croire que cela pouvait affaiblir Sarkozy et son gouvernement :

La réussite de la journée de grève du 20 novembre a montré qu’il existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail. Les cheminots en particulier ont montré que lutter contre Sarkozy et sa politique était possible. (Coordination étudiante des facs en lutte, 25 novembre 2007)

Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications. SNCF et RATP, Air-France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique… Sarkozy a beau dire qu’il ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. (Coordination étudiante des facs en lutte, 2 décembre 2007)

Quelle stupidité ou quelle tromperie ! Les journées d’action et les grèves reconductibles à la SNCF, à la RATP et à EDF-GDF, qui servaient de couverture aux « négociations » des plans gouvernementaux, n’ont pas réussi à sauvegarder les régimes spéciaux. Ils n’étaient pas faits pour cela, mais pour protéger le gouvernement Sarkozy-Bertrand-Pécresse. Chaque étudiante, chaque étudiant qui a lutté le sait par sa propre expérience : aucune lutte d’envergure ne peut aboutir sans rompre avec le gouvernement, sans affronter le gouvernement, sans battre le gouvernement.

Quand les travailleurs des transports publics ont été trahis et donc battus, les étudiants n’avaient guère de chance de l’emporter après parfois des mois de lutte. D’ailleurs, confiante dans l’isolement de la jeunesse en formation, sûre de ses complices syndicalistes (et de leurs adjoints dans la Coordination), Pécresse a pu annoncer dès la mi-décembre 2007 la suite de l’offensive, un plan pluriannuel pour la « réussite en licence » dont la mesure phare est la multiplication de stages en entreprises.

 

Pour une organisation révolutionnaire de la jeunesse

 

Depuis la grève générale de mai-juin 1968, les luttes de la jeunesse se sont succédées sans cesse dans ce pays, ce qui explique une partie de la haine que lui vouent les exploiteurs et leur représentant en chef Sarkozy.

Une fois de plus, elle n’a pas manqué de combativité, de résolution, d’inventivité dans les dernières mobilisations, celle contre la loi Pécresse-Sarkozy en 2007 et contre la loi Villepin-Chirac en 2006. Ce qui a manqué est une organisation révolutionnaire, capable d’aider les étudiants et les lycéens à mener une lutte efficace pour abroger la loi LRU, défaire le gouvernement des capitalistes. Toutes les forces qui acceptent qu’il reste en place, qui sont installées dans le capitalisme et à l’ombre de l’État bourgeois, sont vouées à l’impuissance, voire à la trahison.

Il a manqué une organisation révolutionnaire de la jeunesse, liée à un parti ouvrier révolutionnaire, s’appuyant sur le programme du socialisme, qui passe par la révolution et le pouvoir des travailleurs.

Abrogation de la loi LRU et du « Plan licences » ! Abrogation du CNE, de la loi Villepin et retrait des lois Sarkozy ! Interdiction des stages non payés !

À bas le budget 2008, des postes aux concours ! Des moyens pour étudier !               L’armée et les patrons, hors de l’université et de la recherche ! Pas un syndicaliste pour appliquer la LRU, pas un étudiant dans les organismes de cogestion de l’université !

Levée de toute inculpation et de toute sanction judiciaire des manifestants !

Unité de la jeunesse quelle que soit son origine et son ethnie ! Arrêt immédiat des expulsions des élèves et des étudiants étrangers sans papiers ! Fin de Vigipirate ! Abrogation des lois Sarkozy Hortefeux !

Pour le renversement de Sarkozy, de la 5e République ! Pour un gouvernement des travailleurs ! Pour les États-Unis socialistes d’Europe ! Fin des interventions impérialistes en Côte d’Ivoire, au Tchad, en Afghanistan !

Pour la révolution socialiste mondiale ! Pour une organisation révolutionnaire de la jeunesse et une internationale révolutionnaire de la jeunesse ! Pour un parti véritablement communiste !

30 janvier 2008