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Pour arracher l’abrogation de la loi Villepin, il faut opposer au gouvernement, la grève générale de la jeunesse et du prolétariat.

Dirigeants des confédérations et des fédérations syndicales, appelez à la grève générale !

 

Pourquoi le gouvernement Chirac-Villepin-Sarkozy n’a pas encore été battu ?

 

La responsabilité entière incombe aux Thibault, Mailly, Hollande, Buffet et compagnie qui depuis deux mois s’ingénient à empêcher la confrontation entre le gouvernement et la jeunesse en grève, unie aux travailleurs.

Quand la loi se discutait au parlement, aucun d’eux n’a appelé à manifester en masse à l’Assemblée nationale pour interdire son vote par la majorité UMP. Il fallait compter sur les pitreries de bataille d’amendements… Résultat : la loi Villepin est passée, instaurant l’apprentissage à 14 ans, légalisant le travail de nuit dès 15 ans, créant le CPE.

Ensuite, le PS, en grande pompe, a déposé un recours devant le conseil constitutionnel. Les centrales syndicales ont accepté de suspendre elles aussi leur souffle, dans l’attente de la décision des soi-disant « sages ». Les dirigeants du mouvement ouvrier s’en sont remis aux vieux routiers de l’Etat bourgeois, tellement indépendants qu’ils sont nommés par les présidents de la Vème république… Résultat : la loi Villepin a été validée avec les félicitations du jury.

Au soir du 28 mars, alors que trois millions de grévistes ont déferlé dans tout le pays, l’intersyndicale nationale décide qu’elle peut encore mépriser la force que ces manifestants représentent : Thibault, Mailly, Aschieri, Chérèque, etc, « s’adressent solennellement au président de la république », pour que ce soit lui qui décide, et pas la rue. Après le conseil constitutionnel, il fallait espérer de Chirac, attendre son allocution… Résultat : ce dimanche 2 avril, le Journal Officiel a publié la loi dite « égalité des chances ».

 

« On va réfléchir en intersyndicale sur la suite du mouvement qui peut s’inscrire dans la durée » (Chérèque, 2 avril)

 

Depuis le 31 janvier, de journée d’action en journée d’action, les dirigeants des syndicats reportent l’affrontement au gouvernement. C’est toujours pour plus tard. En cela, ils protègent le gouvernement de la colère légitime des travailleurs et des jeunes, ils lui permettent de porter ses coups. La même tactique a entraîné les défaites sur la sécurité sociale (retraites, maladie), sur la loi Fillon. Sous prétexte de « construire le mouvement », ils tentent d’isoler et d’épuiser les étudiants mobilisés depuis plus de deux mois ; ils prêchent aux travailleurs que leurs forces sont insuffisantes ; ils jettent « la grève reconductible » en pâture aux secteurs les plus exaspérés : allez-y, faîtes grève entre vous, dans votre coin…

Depuis l’annonce par Chirac de la promulgation de la loi Villepin, de rencontres pour l’amender sur le CPE (période d’essai d’un an et motivation du licenciement), une nième manœuvre se met en place : les députés UMP sont désignés comme interlocuteurs pour la nouvelle proposition de loi UMP, sur laquelle Sarkozy a demandé dès samedi, aux représentants nationaux des syndicats, de se concerter. Le parlement pourrait jouer avec, en mai ou juin. Le PS, quant à lui, déposera une proposition de loi abrogeant CPE et CNE. Ainsi, les partis de l’ex-Gauche plurielle rejoints par la LCR, les sommets syndicaux, veulent desserrer l’étau que le mouvement de grève des étudiants et des lycéens, très majoritairement soutenu par la population laborieuse, cherche à refermer sur le cou du gouvernement. Ils sont prêts à faire tourner deux mois de plus la machine à perdre. Rien n’est plus urgent que de s’organiser pour les en empêcher.

 


Assez de suppliques à Chirac ! Assez de journées d’action ! Assez de débats parlementaires ! Dirigeants des confédérations et des fédérations ouvrières, refusez d’amender le CPE ! Appelez maintenant à la grève générale, seul moyen de battre Chirac-Villepin-Sarkozy, d’imposer l’abrogation de la loi « égalité des chances » !

 

La jeunesse et le prolétariat ont la détermination et la puissance de vaincre ce gouvernement et sa politique. Ce qui les entrave, c’est que les organisations qui disent les représenter (partis et syndicats) se tiennent depuis des décennies dans le camp du maintien de l’ordre bourgeois, qu’ils nomment « la démocratie ». Voilà pourquoi leurs dirigeants n’appellent pas à la grève générale, à chasser Chirac-Villepin-Sarkozy, à édifier un gouvernement chargé de satisfaire les revendications du prolétariat et de la jeunesse. Pour s’ouvrir la voie des victoires, la classe ouvrière a besoin d’un parti ouvrier révolutionnaire, d’une internationale ouvrière révolutionnaire. Travaillons à leur construction !

2 avril 2006

 

Groupe Bolchevik

pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de l'Internationale ouvrière révolutionnaire
(Collectif Révolution Permanente)