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Appel du 20 août 2003 du Collectif

 

Accords programmatiques pour une conférence internationale

 

Nous convoquons une conférence internationale, à laquelle nous invitons tous les courants, groupes, fractions, militants qui sont en accord avec les points programmatiques suivants.

1.  Tout types de pseudo théories ont été admises ou inventées par les révisionnistes pour expliquer que le capitalisme décadent trouve les moyens de surmonter ses crises et de développer sans limites les forces productives : « révolution scientifique et technique », « capitalisme monopoliste d'État », « néocapitalisme », « économie d'armements permanente », « globalisation néo-libérale », « nouvelle économie »…

Contre toutes ces élucubrations, nous affirmons que, depuis longtemps, le capitalisme a épuisé son rôle progressiste : l’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne. La contre-offensive actuelle de l’impérialisme et la guerre contre l'Irak sont la réponse du système capitaliste agonisant, dans sa phase impérialiste, incapable de surmonter l'étroitesse des frontières nationales. Le capitalisme se survit en exploitant férocement les salariés, en écartant de la production des millions de travailleurs condamnés à la misère, en soumettant la plus grande partie de la planète au sous-développement, à la dette et à la domination, en détruisant les ressources naturelles, en détruisant des forces productives sous la forme de crises économiques et de guerres, en devenant chaque fois plus parasitaire et destructeur, en menaçant de détruire la civilisation humaine.

2. Dans la phase actuelle de crise et de krachs récurrents de l'économie mondiale qui, depuis 1997, ont successivement touché l'Asie du Sud-Est et le Japon, le Brésil et la Russie, l'Argentine et la Turquie, puis les États-Unis eux-mêmes, toutes les puissances impérialistes ont besoin impérieusement des sources de matières premières à bon marché, de réserves de main-d'oeuvre esclave ou en réserve, pour augmenter les profits tirés de l'exploitation du monde colonial et semi-colonial, à quoi il faut ajouter l’augmentation de l’exploitation de leur propre classe ouvrière.

L’impérialisme cherche à sortir de la crise actuelle en augmentant le taux de profit. L'actuelle offensive colonisatrice de l'impérialisme américain est aussi un nouveau partage du monde au détriment des puissances impérialiste de second ou troisième ordre. La seconde guerre contre l'Irak, portée par les États-Unis et la Grande-Bretagne, en dépit de l'opposition la France et de l'Allemagne, illustre l’exacerbation inévitable des rivalités entre les impérialismes. Si la révolution prolétarienne ne l'empêche pas, le capitalisme emportera l'humanité dans une nouvelle boucherie mondiale, supérieure aux deux du 20e siècle.

3. Nous sommes aux côtés de toute nation opprimée attaquée par l'impérialisme, pour sa victoire militaire et pour la défaite militaire de l'impérialisme. Mais nous combattons pour une direction prolétarienne de la guerre nationale, anti-impérialiste, pour la transformer en révolution socialiste, dans le pays dominé attaqué et au sein du pays impérialiste agresseur. Nous affirmons que celui qui n'est pas inconditionnellement pour la défaite de son propre impérialisme et pour le triomphe de la classe ouvrière et des nations opprimées par ce même impérialisme, n'est pas un révolutionnaire anti-impérialiste.

Nous appelons la classe ouvrière américaine, aujourd'hui enchaînée par la politique chauvine de l'AFL-CIO, les classes ouvrières du Japon et d’Europe, à combattre pour briser la subordination des organisations ouvrières à la bourgeoisie impérialiste et à combattre cette dernière, en s'alliant à leurs frères et sœurs de classe des pays semi coloniaux et coloniaux, en luttant pour la défaite de leur propre bourgeoisie impérialiste, de leur gouvernement et de leur régime, sur la voie de la révolution socialiste.

4. Nous dénonçons l'utopie d'une Europe capitaliste unifiée et appelons la classe ouvrière européenne à engager la lutte pour renverser la monarchie et le gouvernement réactionnaire d'Aznar en Espagne, la 5e République gaulliste française, le gouvernement anti-ouvrier et impérialiste de l'Allemagne unifiée, la monarchie et le gouvernement impérialiste de Tony Blair en Grande-Bretagne, etc. Autrement dit, nous sommes partisans de mettre en échec les gouvernements et les régimes des puissances impérialistes, pour renverser la bourgeoisie, détruire l'État bourgeois et imposer la dictature du prolétariat dans ces pays, ouvrant le chemin aux Etats-Unis Socialistes d'Europe.

5. Nous réaffirmons la validité du programme de la révolution permanente contre la politique du « front unique anti-impérialiste » avec la bourgeoisie nationale, orientation qui a été réfutée par la tragédie de la révolution chinoise de 1927. Nous impulsons l’unité d’action la plus large de tous les exploités contre l’impérialisme, tout en maintenant l’indépendance totale vis-à-vis de tout courant bourgeois et de tout gouvernement capitaliste.

Toutes les bourgeoisies des pays semi coloniaux sont nécessairement pro-impérialistes. Certes, elles voudraient bien récupérer la part de la plus-value extraite des travailleurs de leurs propres pays qui va à leurs maîtres impérialistes, mais, comme classes exploiteuses, elles craignent plus le déclenchement de la révolution prolétarienne que la victoire de l’impérialisme. Voilà pourquoi le nationalisme bourgeois et petit bourgeois, laïque ou clérical, capitule en permanence devant l'impérialisme et maintient le prolétariat et les peuples dans l'exploitation capitaliste.

Dans ces pays, notre perspective est le gouvernement ouvrier et paysan, car la seule classe qui peut émanciper de la domination impérialiste la nation opprimée est la classe ouvrière, prenant la tête des paysans et de toutes les masses opprimées et exploitées.

6. Nous dénonçons la reddition de la bourgeoisie irakienne, de la caste des fonctionnaires anti-ouvrier de Saddam Hussein et de la Garde républicaine devant les agresseurs impérialistes, qui ont livré ainsi la guerre nationale du peuple irakienne et trahi la lutte anti-impérialiste des masses de tout le Moyen-Orient. Aujourd'hui, les restes du parti nationaliste bourgeois Baas s’empressent comme collaborateurs auprès des occupants américains et britanniques.

Nous dénonçons les directions nationalistes bourgeoises du peuple kurde opprimé, qui se sont alliées aux envahisseurs américians et britanniques dans leur guerre de colonisation contre l'Irak, lesquels ne feront qu'approfondir l'oppression et écraser toute lutte de ce peuple pour son droit légitime à l'autodétermination nationale, y compris son droit à la séparation de l'Irak, de la Turquie, de la Syrie et d’Iran.

Nous dénonçons les gouvernements et les régimes des bourgeoisies arabes et perses du Moyen-Orient, qui sont restés « neutres » dans la guerre contre l'Irak, en refusant de constituer, contre la coalition militaire impérialiste, une coalition de toutes les nations opprimées du Moyen-Orient, d’envoyer ses armes, équipements, approvisionnements et ses armées combattre l'impérialisme en Irak.

7. Nous dénonçons la bourgeoisie palestinienne et son expression politique l'OLP d'Arafat, qui a trahi la lutte révolutionnaire du peuple palestinien, qui a capitulé devant l'impérialisme, devant le plan de « deux États » de l’ONU et devant le sionisme. La bourgeoisie palestinienne prétend administrer un pseudo-Etat comme agent des impérialismes, négociant le sang du peuple martyr.

Nous déclarons la guerre à toutes les directions traîtres et aux renégats du trotskysme qui soutiennent l'État sioniste d'Israël et la politique contre-révolutionnaire de « deux États » de l'ONU et des impérialistes. Nous combattons pour la destruction de l'État d'Israël, et pour un État palestinien laïque, démocratique et non raciste, pour un gouvernement ouvrier et paysan dans la perspective d’une Fédération des républiques socialistes du Proche-Orient.

8. Nous dénonçons Chavez et son Mouvement bolivarien bourgeois qui sacrifient la lutte anti-impérialiste des masses vénézuéliennes. A la table de négociation avec les Etats-Unis, avec des gouvernements comme celui de Lula et avec des « messagers de la démocratie » comme Carter et Alfonsín, Chavez a signé un accord qui livre à la réaction impérialiste et putschiste ce que celles-ci n'avaient pas pu conquérir dans les rues dans leurs deux tentatives contre-révolutionnaires.

Nous dénonçons également la direction syndicale de la COB de Bolivie, Quispe et Morales –tous membres du Forum social mondial- qui ont accordé une trêve au gouvernement assassin de Sánchez de Lozada et ont empêché que la classe ouvrière et les paysans mènent à la victoire le soulèvement de février dernier.

En Colombie, depuis des années, les trêves et les accords du FARC avec les gouvernements assassins successifs de ce pays, ont isolé la guerre paysanne et en même temps ont laissé passer sa chance au prolétariat des villes face aux fascistes des « escadrons de la mort ». En même temps, la direction stalinienne des FARC refuse d'exproprier tout puits de pétrole et le moindre hectare de terre dans les territoires qu'elle contrôle.

A bas les trêves et les accords ! Pour l'indépendance des organisations ouvrières des régimes, des gouvernements et des bourgeoisies compradores ! Seule cette orientation ouvrière pourra permettre de construire un mouvement ouvrier et paysan latino-américain qui, en lien avec ses frères et sœurs de classe nord-américains, combattra pour mettre fin à l'ignominie et à l'esclavage dans « l’arrière-cour » de l’impérialisme américain. Seule la classe ouvrière, à la tête des masses exploitées et des nations opprimées, pourra libérer les nations latino-américaines du joug impérialiste, en renversant la bourgeoisie et en imposant des gouvernements ouvriers et paysans, sur le chemin des Etats-Unis Socialistes de l'Amérique latine. Impérialistes yankees, hors de Cuba, de la Colombie, de Porto Rico, d'Équateur, de Bolivie et de toute l’Amérique latine ! Dehors les puissances impérialistes européennes qui spolient et saignent les peuples d’Amérique latine ! Impérialistes anglais, hors des Malouines ! Pour une fédération des républiques socialistes d’Amérique latine !

9. Nous appelons la classe ouvrière russe à reprendre le chemin des travailleurs, des soldats et des paysans rouges qui, en octobre 1917, instaurèrent la première république ouvrière et socialiste victorieuse. La lutte pour la restauration de la dictature révolutionnaire du prolétariat dans les territoires de ex-l'URSS est aussi une tâche du prolétariat européen et mondial.

Nous nous prononçons pour le renversement de Kim Song Il de Corée du Nord, de Fidel Castro et la bureaucratie restaurationniste cubaine, et des nouveaux bourgeois restaurationnistes chinois, qui ont conçu la pseudo théorie réactionnaire et anti-ouvrière du « socialisme de marché », comme le démontrent l'exploitation brutale de la classe ouvrière chinoise et l'avance des mesures restaurationnistes à Cuba. En même temps, nous défendons inconditionnellement, face à l'impérialisme, ces États ouvriers bureaucratiques à l'agonie qui subsistent; nous combattons pour construire des soviets ouvriers et paysans et pour le renversement des bureaucraties restaurationnistes qui s’apprêtent à achever la rétablissement du capitalisme.

10.  Nous déclarons la guerre à toutes les directions qui servent de flanc-garde à la bourgeoisie, à leur politique de collaboration de classes et à leurs coalitions de « fronts populaires ». L'histoire a démontré maintes et maintes fois que le chemin de la conciliation d'intérêts entre les capitalistes et les travailleurs aboutit à la défaite et au massacre des masses. Aucune amélioration du sort du prolétariat mondial, a fortiori l’émancipation d'une classe exploitée ou semi-exploitée, ne peut être obtenue par la soumission à une quelconque fraction d’exploiteurs.

11.   Nous dénonçons tous les serviteurs de l'ONU, y compris la majorité des renégats du trotskysme. Ils se sont agenouillés devant l’ONU, à l’instar de la nouvelle dirigeante stalinienne Gladys Marin du Chili, secrétaire générale de la Conférence des Partis communistes d'Amérique latine que se réunit deux fois par an. Ces partis agissent en lien avec Fidel Castro, qui fut un des fossoyeurs de la révolution chilienne de 1973, qui enterra la révolution en Amérique centrale dans les années 1980 et qui voyage maintenant en Argentine pour soutenir le président argentin Kirchner et essayer de liquider la révolution.

Fidel Castro et son porte-parole Gladys Marin, participants du Forum social mondial, ont déclaré que « un autre monde est possible »… sans exproprier les capitalistes, en poursuivant l'exploitation de la classe ouvrière et en appelant à « redistribuer la richesse » comme de vulgaires démocrates libéraux. Ils prétendent que l’ONU peut engendrer cet « autre monde », alors que cette caverne de bandits impérialistes a approuvé la première guerre contre l'Irak et le blocus assassin de dix ans qui s’ensuivit. Cette même ONU essaie maintenant de reprendre pied en Irak pour défendre les intérêts des impérialistes français et allemands, ceux qui en 1948 ont consacré l'occupation de la Palestine et la création de l'État d'Israël et soutiennent aujourd’hui le massacre des Palestiniens avec la politique de « deux États »; ceux qui ont promu et ont soutenu la guerre contre la Corée en 1950, etc.

12.   Nous proclamons que, comme l’a prouvé la révolution argentine, l'axe de tout programme révolutionnaire, dans une situation pré-révolutionnaire ou révolutionnaire, doit être articulé autour du développement, de l’extension, de la centralisation et de l’armement des organismes de démocratie directe et d’autodétermination des masses qui, comme les assemblées populaires, les usines occupées, les commissions internes des usines arrachées à la bureaucratie syndicale et le mouvement piquetero, expriment la tendance des masses à établir un régime de double pouvoir. Quand commence une révolution, celui qui ne lutte pas pour le pouvoir et dans la perspective de la dictature du prolétariat, est un serviteur de l'État bourgeois. C'est pourquoi nous approuvons le slogan lancé en décembre 2002 : « Pour un gouvernement de la troisième assemblée nationale des travailleurs employés et sans emploi, et des assemblées populaires avec leurs organes d’autodéfense ! ».

13.   Nous appelons ouvertement à combattre le pacifisme qui infecte la conscience de la classe ouvrière, comme nous nous opposons à la politique petite bourgeoise du terrorisme individuel, qui s’isole des masses dans une lutte impuissante, les laissant privées d’armes. Le soulèvement de la classe ouvrière et des paysans boliviens, au cri de « Fusil, metralla, Bolivia no se calla ! » (« Des fusils et des mitraillettes ! La Bolivie ne se tait pas ! »), montre la voie pour l'armement du prolétariat.

Ce sont les directions bourgeoises et contre-révolutionnaires qui empêchent l'armement du prolétariat, la création de la milice ouvrière et la destruction de la caste de fonctionnaires des forces armées bourgeoises. Ainsi, en Palestine, Arafat et la direction bourgeoise de l'OLP, avec le Hamas et le Hezbollah, empêchent l’armement généralisé du peuple palestinien et le livrent au massacre de Sharon et de son armée génocidaire.

Nous défendons contre la répression tout combattant anti-impérialiste et exigeons la liberté inconditionnelle de tous les prisonniers anti-impérialistes du monde.

14.   Nous luttons partout les bureaucraties des organisations ouvrières de tous poil, achetées et corrompues par le grand capital, les bureaucraties syndicales nationalistes bourgeoises, social-démocrates et staliniennes, corrompues par l'État, qui soumettent les travailleurs à leurs intérêts de clique et aux intérêts de la bourgeoisie et de l'impérialisme. Nous affrontons les nouvelles bureaucraties des organisations « piqueteros » de la classe ouvrière argentine qui gèrent les miettes octroyées par la bourgeoisie et, avec les bureaucraties syndicales, empêchent la jonction entre travailleurs au chômage et travailleurs avec emploi, qui divisent les rangs ouvriers. Les syndicats sont nés pour la défense des intérêts économiques des travailleurs. Mais ils sont de plus en plus transformés depuis les dernières décennies, par la bureaucratie syndicale dont la base réelle est l’aristocratie ouvrière, en appareils chargés de soumettre les travailleurs à la bourgeoisie et à leur État, au bénéfice de cette bureaucratie, pour accompagner l’appauvrissement croissant de la classe ouvrière.

Les trotskystes combattent dans les syndicats pour éliminer leur bureaucratie, restaurer la démocratie ouvrière et nous affirmons que cela n’est possible qu’en luttant pour l’indépendance totale des organisations ouvrières vis-à-vis de l’État bourgeois qui les corrompt et les intègre . Nous combattons pour imposer la démocratie ouvrière par les comités d’usine, les piquets de grève, pour renouveler les directions syndicales en proposant résolument des dirigeants combatifs aux moments critiques et pour arracher une direction révolutionnaire des syndicats.

15.   Nous affirmons que tout peuple qui en opprime un autre ne peut se libérer lui-même. Les bourgeoisies impérialistes exercent une oppression coloniale contre les restes de leur empire (Porto Rico, Irlande du Nord, Martinique, Guadeloupe, Nouvelle-Calédonie...) et occupent de nouveau des pays dominés (Bosnie, Afghanistan, Irak...).

Nous sommes pour l’indépendance de tous les protectorats et de toutes les colonies. De multiples peuples sont maintenus par la violence au sein de l’État bourgeois aux mains d’un peuple dominant (Basques, Kurdes, Kabyles, Tamouls...). Nous sommes catégoriquement du côté de la nation tchétchène opprimée et agressée, contre le génocide des troupes de l’armée blanche de Poutine et de la bourgeoisie russe, agents de l’impérialisme. Nous sommes pour le droit à l’autodétermination nationale des peuples opprimés, incluant le droit de se séparer s’ils le désirent.

En aucun cas, nous ne nous adaptons au nationalisme petit-bourgeois ou bourgeois. Seule la reconnaissance du droit à l’autodétermination des peuples opprimés assure l’unité du prolétariat. Pour la même raison, nous nous prononçons pour la liberté de circulation et d’établissement des travailleurs, pour la complète égalité des droits des prolétaires.

16.   Nous réaffirmons la pertinence du léninisme et du trotskysme, du programme de la 4e Internationale comme continuité et actualisation de celui de la 3e Internationale de Lénine et de Trotsky, qui est une école de stratégie révolutionnaire.

Dans cette perspective stratégique, nous appelons tous les courants qui disent combattre pour les intérêts de la classe ouvrière, à rompre avec la bourgeoisie et à entamer la lutte pour le pouvoir basé sur les organismes d’autodétermination et sur l’armement des masses. Dans ce processus, nous serons disposés à développer tout front unique ou unité d'action avec tout courant ouvrier qui est disposé à faire un pas en avant pour notre classe. Mais comme disait Lénine, si nous sommes disposés à frapper ensemble, nous marchons séparément : avant, pendant et après, nous ne renonçons pas à la critique des directions réformistes quand elles sont obligées de sortir de leurs bureaux confortables et de se mettent à la tête de l'action de masses.

17.  Le réformisme social-démocrate ou stalinien empoisonne les travailleurs avec sa prétention à la réforme de l’État capitaliste. Il sert les plans de la bourgeoisie à travers les appareils politiques et syndicaux, il s'allie avec elle par une « démocratie participative » ou « citoyenne » et il gère loyalement son Etat pour empêcher la révolution prolétarienne. Sociaux-démocrates et staliniens sont achetés par l’ennemi capitaliste.

18.   Le centrisme pseudo trotskyste a bavardé sur la révolution pendant cinquante ans tandis que, dans la pratique, il se subordonnait aux appareils réformistes. La « 4e Internationale »-SU pabliste, la « 4e Internationale »-EIT lambertiste, la LIT moreniste, l'UCI-LO hardyste, la TSI cliffiste, le CIT ou le Militant grantistes, le MRQI altamiriste, etc. représentent la soumission au camp du réformisme, jusqu’au passage pour la plupart à ce camp.

19.   La social-démocratie, le stalinisme et les bureaucraties syndicales ont sacrifié les plus élémentaires principes et la morale de classe. Les centristes, les révisionnistes et les liquidateurs de la 4e Internationale les suivent sur ce chemin.

Le prolétariat a soif de droiture, d'honnêteté, de dévotion, de la plus vaste démocratie ouvrière. Pour examiner, pour résoudre et pour agir, les travailleurs et la jeunesse doivent exiler des organisations ouvrières la méthode introduite par ces directions qui essayent de dissoudre ou de faire taire les différences politiques à l'intérieur du mouvement ouvrier par la calomnie, les amalgames, et la violence physique.

20.                                                               Nous affirmons que le XXIe siècle commence comme a fini le XXe, comme une époque de crises, de guerres et de révolutions, exhibant toutes les caractéristiques du capitalisme en décomposition. Contre tous les révisionnistes du trotskysme qui veulent décharger sur les masses la responsabilité des défaites subies et dissimuler ses propres capitulations et trahisons en affirmant que le problème est la « crise de subjectivité » des masses, le « retard de sa conscience », nous affirmons que le début du XXIe siècle confirme la prémisse centrale du programme de la 4e Internationale : sans révolution sociale dans la prochaine période historique, toute la civilisation humaine est menacée par une catastrophe. Tout dépend du prolétariat, c'est-à-dire, d'abord, de son avant-garde révolutionnaire. La crise historique de l'humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire.

21.   Les participants de la conférence internationale affirment la nécessité pour les noyaux révolutionnaires et internationalistes de construire des partis ouvriers révolutionnaires et le parti mondial de la révolution socialiste, à partir des forces qui se dégageront de la lute des masses. Avec de telles organisations, l’insurrection prolétarienne pourra gagner, la révolution mondiale pourra triompher, le socialisme pourra se développer.

20 août 2003

Collectif pour une conférence internationale des trotskystes principiels et des organisations ouvrières révolutionnaires internationalistes

·                Communist Workers’ Group (Nouvelle-Zélande)

·                Groupe Bolchevik pour la construction du Parti ouvrier révolutionnaire, de l'Internationale ouvrière révolutionnaire (France)

·                Grupo Obrero Internacionalista Cuarta Internacional (Chili)

·                Liga Obrera Internacionalista Cuarta Internacional - Democracia Obrera (Argentine)

·                Lucha Marxista (Pérou)