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Révolution Socialiste n°9-10 (juin 2003)
A
bas la « feuille de route » impérialiste !
Après l’écrasement et l’occupation de l’Irak, les États-Unis, l’Union européenne, la Russie, avec l’ONU, viennent de rendre public un nouveau plan pour mettre fin à l’irrédentisme palestinien. Auparavant, le 24 juin dernier, le gouvernement Bush avait exigé de l’Autorité palestinienne qu’elle nomme un Premier ministre, relayant l’exigence du gouvernement israélien d’écarter Arafat.
Le plan américain pour le Proche-Orient épouse les
thèses d’Ariel Sharon. Le chef de l’État a exposé une vision pour la
Palestine : celle de deux États vivant côte à côte… Pour le Président
américain, « la paix exige une direction palestinienne nouvelle et différente,
qui ne soit pas compromise avec le terrorisme». (Ouest
France, 26 juin 2002)
A son habitude, l’OLP a cédé : l’Autorité palestinienne a désigné Abbas comme premier ministre. Les conditions étaient alors remplies pour la diplomatie de la « feuille de route », rédigée en décembre 2002, adoptée par l’ONU et les gouvernements américains, français et russe, c’est-à-dire ceux qui viennent de bombarder l’Irak, d’intervenir en Côte d’Ivoire, d’occuper la Tchétchénie.
La « feuille de route » publiée en avril 2003 prévoit trois phases dont le fil conducteur est de réprimer toute résistance des opprimés face aux oppresseurs.
La première phase multiplie les exigences à l’égard des Palestiniens.
Au cours de la première phase, les Palestiniens
mettent un terme immédiat et inconditionnel à la violence… Dès le début de la
première phase : l’autorité palestinienne publie une déclaration sans
équivoque, réitérant le droit d’Israël à exister en paix et en sécurité, et
appelant à un cessez-le-feu immédiat et sans condition, afin de mettre un terme
à l’activité armée et à tous les actes de violence, partout, contre des
Israéliens. Toutes les institutions officielles palestiniennes mettent fin à
l’incitation à la violence contre Israël. (Le
Monde, 3 mai 2003)
Les deux tiers de la « feuille de route » portent, de manière détaillée, sur la mise au pas des combattants arabes par l’Autorité palestinienne elle-même, chargée des basses besognes :
Les Palestiniens décrètent une fin sans équivoque de la violence et du terrorisme, et sur le terrain ils s’efforcent désormais visiblement d’arrêter, d’entraver, d’interner les individus et les groupes menant ou préparant des attaque violentes contre des Israéliens, où que ce soit. L’appareil sécuritaire (Autorité palestinienne), refondé et recentré, lance des opérations ciblées et efficaces pour s’opposer à tous ceux qui pratiquent la terreur, et pour démanteler les capacités ainsi que les infrastructures terroristes. Ces opérations supposent que l’on commence à confisquer les armes illégales, et que soit renforcée l’autorité sécuritaire…
Par lutte contre la terreur, Bush et Chirac n’entendent évidemment pas aider les Palestiniens à lutter contre les « capacités ainsi que les infrastructures » de « ceux qui pratiquent la terreur » à grande échelle, c’est-à-dire l’armée sioniste et les services secrets israéliens. Ils veulent au contraire désarmer la résistance.
Le front uni impérialiste exige que l’Autorité palestinienne, après avoir abandonné les buts de fondation de l’OLP (libérer la Palestine), serve de supplétifs à l’État colonial qui occupe la Palestine, collabore avec les tortionnaires des services secrets israéliens et américains :
Restructurées et ayant suivi une formation, les forces de sécurité palestiniennes ainsi que leurs homologues reprennent progressivement une coopération en faveur de la sécurité… dont des réunions régulières à haut niveau avec la participation de fonctionnaires américains de la sécurité.
En échange, Israël devrait démanteler quelques colonies, seulement les plus récentes :
Démantèlement immédiat par le gouvernement d’Israël de tous les points de colonisation construits après mars 2001.
La « feuille de route » demande de laisser circuler, non pas tous les Palestiniens, mais les collabos :
Le gouvernement d’Israël donne toute facilité de circulation aux représentants palestiniens, pour les sessions du cabinet et du Conseil législatif palestinien, les programmes de recyclage en sécurité…
Ensuite, si les promoteurs impérialistes de la « feuille de route » le jugent bon, s’engagera la deuxième phase :
Pendant la deuxième phase, les efforts sont concentrés sur l’option de la création d’un État palestinien indépendant, avec des frontières provisoires… La deuxième phase commence après les élections palestiniennes et s’achève avec la création possible d’un État indépendant aux frontières provisoires…
On notera les termes choisis avec soin : « option », « possible », « provisoires »… Qu’est-ce qu’un État aux frontières officiellement provisoires ? La contrepartie est toujours la même :
Ce but ne peut être atteint que lorsque les Palestiniens disposeront d’une direction qui lutte résolument contre la terreur…
La troisième phase serait la suivante :
Un accord négocié entre les parties et fondé sur les résolutions 242, 338 et 1397, qui met également un terme à l’occupation commencée en 1967… satisfait la vision de deux États.
Du moins si les représentants de la bourgeoisie palestinienne répriment efficacement les combattants arabes, en collaboration avec l’État sioniste :
Les objectifs de la 3e phase sont la consolidation des réformes et la stabilisation des institutions palestiniennes, le fonctionnement soutenu et efficace de la sécurité palestinienne.
La « feuille de route » de Bush et Chirac, comme la résolution 242 de l’ONU, avalise l’occupation de la plus grande partie du territoire de la Palestine. Le droit au retour des réfugiés n’est évidemment pas reconnu.
L’occupation sioniste de la Palestine n’a pas commencé en 1967, mais avant même la Deuxième guerre mondiale, quand les nationalistes juifs bourgeois servirent de 1936 à 1939 de supplétifs à l’impérialisme britannique pour écraser la révolte des Palestiniens. Trotsky avait relevé alors de manière perspicace :
La question juive est indissolublement liée à
l’émancipation totale de l’humanité. Toute autre réalisation dans ce domaine ne
peut être qu’un palliatif et même souvent une arme à double tranchant, comme le
montre l’exemple de la Palestine. (Entrevue
avec l’Agence télégraphique juive et Der Weg, 1937)
Le mouvement sioniste fonda Israël en 1948 sur la base de la violence coloniale et de la spoliation des Arabes. Depuis, quelle que soit leur couleur politique, les gouvernements sionistes ont poursuivi la colonisation et ont aggravé l’oppression des Palestiniens.
Toute une campagne, médiatique et judiciaire, animée par le CRIF, tente de faire passer la moindre critique d’Israël pour une forme de racisme, assimilent l’anti-sionisme à l’antisémitisme, tandis que les fascistes du Bethar attaquent des Arabes dans les manifestations.
Les marxistes ont toujours combattu le racisme envers les Juifs et les persécutions anti-sémites. Pour les mêmes raisons qu’il ne tolèrent pas le racisme anti-arabe et les persécutions contre les Palestiniens.
La dénonciation intransigeante des préjugés de race
et de toutes les formes et nuances de l'arrogance et du chauvinisme nationaux,
en particulier de l'antisémitisme, doit entrer dans le travail quotidien de
toutes les sections de la 4e Internationale comme le principal
travail d'éducation dans la lutte contre l'impérialisme et la guerre. (L’Agonie du capitalisme et les tâches de la
4e Internationale, 1938)
Les nationalistes juifs, après avoir manifesté de l’indulgence envers le 3e Reich, ont utilisé l’ignoble persécution raciste par les régimes fascistes (qui ont exterminé la moitié des Juifs d’Europe) afin de légitimer leur colonisation de la Palestine et transformer des Juifs en persécuteurs d’un autre peuple. Depuis sa gestation, l’État des sionistes, Israël, qui ne règne que sur une minorité de la population juive mondiale, est basé sur la violence coloniale et la spoliation des Arabes.
Le 9 avril 1948, les bandes de l’Irgoun commandées par Begin massacrèrent 200 à 300 habitants de Der Yassin. Le 21 avril, les terroristes sionistes faisaient sauter une partie du quartier arabe de Haïfa. Les massacres semèrent la panique parmi la population arabe désarmée de Palestine. L’ONU a encouragé, a laissé faire, a ratifié.
Israël est protégé comme le relais des puissances impérialistes dans cette région du monde :
ü En 1956, l’armée sioniste a participé à l’expédition que les armées française et britannique menèrent contre l’Égypte pour tenter d’empêcher la légitime nationalisation par Nasser du canal de Suez.
ü Dans les années 1970, les services israéliens ont collaboré avec la dictature du Shah d’Iran, l’autre pilier de l’impérialisme dans la région, et aussi avec le régime de l’apartheid d’Afrique du Sud. En 1972, le premier ministre sud-africain Vorster, qui avait été interné comme nazi durant la Deuxième guerre mondiale, a été reçu avec les honneurs.
ü Dans les années 1980, Israël a soutenu un certain nombre de dictatures militaires en Amérique latine : Honduras, Guatemala, Chili et Argentine. Le régime du général Galtieri était notoirement antisémite : il a torturé et assassiné environ 1 000 Juifs argentins.
En échange de son rôle réactionnaire au Proche-Orient et ailleurs, Israël est financé de manière permanente par l’État américain, qui avait fermé ses frontières aux Juifs européens durant la Deuxième guerre mondiale (sous le président Roosevelt, du Parti démocrate).
Israël est en état de combattre, et est une force
militairement expérimentée au Moyen-Orient qui est réellement à notre profit.
Si Israël ne disposait pas d’une telle force, nous serions obligés de la
déployer nous-mêmes. (R. Reagan, Mideast
Observer, février 1981)
Tous les jours, l’armée israélienne construit son « mur de sécurité » en Cisjordanie, boucle les « Territoires » prétendument « autonomes », y détruit les maisons, les infrastructures et les plantations, réduit le prolétariat à la mendicité, assassine les combattants et les civils palestiniens.
Cependant, pour les puissances impérialistes, les terroristes se trouvent dans les camps de réfugiés, pas dans l’état-major de l’armée israélienne, ni le gouvernement de Sharon.
La présence de l’impérialisme français dans le Quartet de la « feuille de route » n’est pas fortuite. La bourgeoisie française veut conserver une place au Proche-Orient. Les gouvernements bourgeois français, quels qu’ils soient, ont toujours soutenu l’existence d’Israël.
La classe ouvrière française est empêchée d’exprimer sa propre voix, de prendre parti pour les opprimés, de se ranger aux côtés des Palestiniens. En effet, les partis traditionnels de la classe ouvrière, le PS et le PCF, mais aussi leurs satellites, la LCR et LO, défendent la « solution » de l’ONU et la bourgeoisie française : les « deux États ».
Le PS est lié à un des deux grands partis sionistes, le Parti travailliste, membre comme lui de l’Internationale « socialiste » :
Le président du comité Moyen-Orient de
l’Internationale Socialiste, Thorbjorn Jagland, et le secrétaire général de l’Internationale,
Luis Ayala, sont à Tel Aviv et à Ramallah cette semaine pour discuter avec les
partis israéliens et palestinien membres de l’organisation des derniers
développements dans la région et pour réaffirmer le soutien de l’Internationale
pour la feuille de route récemment présentée, destinée au règlement permanent
du conflit israélo-palestinien sur la base de deux États. (Communiqué de l’IS, 7 avril)
Rien ne distingue l’autre branche du réformisme :
La « feuille de route » engagée par les
États-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU apparaît dans ce contexte
comme une voie possible pour une relance d'un processus de paix et en tous les
cas la seule. L'autorité palestinienne la soutient en soulignant qu'elle
prévoit notamment, non seulement un État palestinien en 2005 mais aussi, et dès
maintenant, un arrêt de la colonisation. Cette base de discussion, la France et
les européens -maintenant directement responsables- doivent s'en saisir et plus
que jamais prendre des initiatives en faveur d'une solution véritable, conforme
aux résolutions des Nations Unies. (Communiqué
du PCF, 19 mai)
Pour le PT, comme pour le PCF, il n’y a qu’un seul impérialisme, l’impérialisme américain. Il n’y a pas pour lui d’impérialisme français, pourtant co-auteur de la « feuille de route » :
En quoi une nouvelle partition de la Palestine entre
territoires « israéliens » et « territoires autonomes »,
etc., sous l’égide de l’impérialisme américain, peut-elle faire cesser la
spirale infernale des massacres ? (Informations
Ouvrières, 23 avril)
Parlant des colonies implantées par des fanatiques nationalistes et cléricaux, LO les plaint :
Ce n’est évidemment pas une vie que mènent ces
colons… (Lutte Ouvrière, 14 septembre 2001)
La direction de LO est d’ailleurs pour deux États en Palestine. Elle a publié le 27 janvier le communiqué suivant :
En ce qui nous concerne, nous sommes pour
l'existence d'un État palestinien et nous ne sommes pas pour la destruction de
l'État d'Israël. (Lutte Ouvrière, 31 janvier 2003)
La LCR a signé un appel qui dit :
Nous considérons comme très importante la relance des processus de désarmement mondiaux et régionaux en particulier au Moyen-Orient et la résolution politique des conflits existants, en particulier la reconnaissance d'un État palestinien, aux côtés de l'État d'Israël. (Rouge, 3 octobre 2002)
Mais les prétendus deux États sur le territoire de la Palestine, c’est la solution de l’ONU et de la bourgeoisie française. En fait, cela revient à l’existence d’un seul véritable État, Israël. Cet État colonial, surarmé et raciste, pèse de tout son poids sur deux bantoustans baptisés, depuis les accords d’Oslo-Washington, « Territoires autonomes » et demain, si toute résistance était écrasée, « État palestinien ».
Il est temps de construire en France un parti ouvrier révolutionnaire qui prenne une position internationaliste envers la Palestine. Il pourra ainsi compter sur l’enthousiasme révolutionnaire de milliers de jeunes Arabes qui sont repoussés par l’aristocratie ouvrière, les bureaucraties pro-impérialistes et leurs satellites centristes, renvoyés au désespoir et à l’impasse des cléricaux ennemis des femmes, de la jeunesse et de la révolution.
La première exigence de démocrates conséquents serait la dissolution de l’armée sioniste, la principale organisation terroriste de la région. Sur cette base, ils se prononceraient pour une assemblée constituante de toute la Palestine.
En d’autres termes, toute solution démocratique passe par la destruction préalable de l’État sioniste (et de la monarchie jordanienne). Telle était la position du Groupe trotskyste de Palestine en 1947 :
La ligne politique des révolutionnaires juifs en Israël doit rester inébranlablement celle de la lutte contre le partage de la Palestine, pour la réintégration du territoire d’Israël dans une Palestine unie…
Le retard de la révolution socialiste mondiale fait que la question reste posée, point nodal d’un Proche-Orient qui a été découpé au gré des puissances impérialistes en toutes sortes de régimes réactionnaires incapables de s’affranchir du joug impérialiste, de développer l’économie, d’émanciper les femmes, de faire de la question religieuse une affaire privée…
Conséquence de la récession économique qui frappe Israël depuis trois ans et de la séquestration d’une grande partie de la main-d’œuvre arabe au sein de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, la bourgeoisie israélienne est contrainte d’augmenter l’exploitation de la main-d’œuvre juive.
La centrale syndicale israélienne Histadrouth -qui est elle-même une composante du colonialisme sioniste, intégrée à l’État bourgeois- a été contrainte d’appeler à la grève générale les salariés israéliens du 12 au 17 mai. La direction syndicale de l’Histadrouth, particulièrement liée à l’AFL-CIO américaine et à FO, a signé un accord qui entérine la baisse des salaires des fonctionnaires et autorise leur licenciement. Pas question pour elle d’une lutte ferme avec les travailleurs arabes, d’affronter le gouvernement Sharon, de mettre en cause l’union nationale.
Si les travailleurs juifs s’émancipaient du sionisme, s’ils arrachaient la laisse que leur a passée au cou la bourgeoisie israélienne, s’ils reconnaissaient les droits des Arabes sur la Palestine, ils seraient capables de mener vraiment la lutte contre leurs exploiteurs et de contribuer, aux côtés du prolétariat arabe, à l’édification d’une seule Palestine laïque, démocratique et multiraciale, qui ne peut être l’œuvre que d’un gouvernement ouvrier et paysan et non des directions palestiniennes bourgeoises de l’OLP ou du Hamas.
L’Autorité palestinienne a accepté la « feuille de route ». L’OLP est une organisation nationaliste bourgeoise qui est financée par les capitalistes palestiniens locaux et de la diaspora. De ce fait, elle n’a jamais voulu mobiliser les travailleurs arabes, car cela aurait signifié la mise en cause des régimes bourgeois de la région, sur lesquels elle s’appuie. En guise de remerciement, tous les États arabes ont trahi les Palestiniens et certains les ont massacrés eux-mêmes (Liban, Jordanie et Syrie). L’OLP a fini par reconnaître en 1993 « le droit d’Israël à vivre en paix et en sécurité » (Accords d’Oslo-Washington). Aujourd’hui, elle accepte de discuter du plan impérialiste, alors qu’Arafat reste bloqué à Ramallah par Sharon, alors que l’armée sioniste assassine tous les jours.
Le Hamas s’oppose à la « feuille de route ». Le Hamas provient des Frères musulmans qui avaient collaboré avec la monarchie jordanienne contre Nasser. Grâce au financement de l’Arabie saoudite, il conquiert une base sociale en aidant à survivre des milliers de Palestiniens paupérisés. Pendant les années 1970 et 1980, Israël encourage le Hamas pour affaiblir l’OLP qui mène la lutte armée. Sa popularité provient de son opposition à Israël et du rejet de l’OLP capitularde, corrompue et collaboratrice. Mais l’anti-sionisme du Hamas est douteux : son problème est plus la présence d’Israélites sur des « Lieux saints » musulmans que la spoliation de tout un peuple. Comme l’OLP autrefois, le Hamas est incapable de lutter réellement contre l’État sioniste, d’en appeler contre lui aux travailleurs juifs et de s’appuyer sur les mobilisations des travailleurs arabes de Jordanie, du Liban, d’Égypte, etc. Le Hamas préfère les martyrs à l’armement des masses, d’où sa tactique impuissante et réactionnaire de sacrifices de jeunes Palestiniens contre des cibles israéliennes civiles.
Seule la classe ouvrière sera capable d’accomplir cette tâche historique : en finir avec l’oppression nationale des Palestiniens, permettre à tous les travailleurs de vivre en paix dans une Palestine multiraciale et laïque, qu’ils soient Arabes ou Juifs, qu’ils parlent hébreu ou arabe, qu’ils soient athées, musulmans, chrétiens ou israélites.
Certes, les travailleurs palestiniens ne peuvent à eux seuls détruire Israël, mais ils peuvent constituer l’avant-garde et entraîner l’ensemble des travailleurs des pays voisins, arabes, kurdes, perses, turcs, juifs, dans la transformation révolutionnaire de tout le Proche-Orient, débouchant sur la Fédération socialiste du Proche-Orient.
Pour cela, les travailleurs palestiniens doivent rompre avec les directions bourgeoises qui défendent les États bourgeois actuels et la propriété privée des grands propriétaires fonciers et des capitalistes. L’OLP et le Hamas les ont trahi, les trahissent et les trahiront. Il faut aux ouvriers et aux employés leur propre parti, un parti ouvrier révolutionnaire de toute la Palestine, basé sur le marxisme, lié au prolétariat conscient de tous les pays par une Internationale ouvrière révolutionnaire.
Le 12 juin 2003