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Chers camarades, la « Junta Interna » de ATE de l'hôpital Garrahan mène une campagne pour l'acquittement de son délégué général Gustavo Lerer et les délégués Adriana Aguero, Marcelo Mansilla,  Edouardo Garcia , accusés pour une grève et acquittés en 2005, mais à nouveau ils sont poursuivis aujourd'hui. Alors qu' il avait été décrété une non-responsabilité et un non-lieu par rapport à la grève de 2005 il y a eu un retour sur ce jugement et les délégués sont traduits en justice le 8 avril, dans une affaire judiciaire qui ne peut s' expliquer que par la persécution politique faisant un exemple clair de criminalisation de la protestation sociale.

 

La campagne pour l'acquittement des camarades poursuivis pour avoir lutté, impulsée par la « Junta Interna » se composera d une propagande écrite, d'actions, de mobilisations et d' arrêts de travail. Pour cela nous menons des assemblées dans l'hôpital et des réunions sous la conduite de ATE et CTA « national et capital » avec des camarades délégués et des activistes de la ligne des collectifs 60, Subte, Indec, cheminots, Kraft, et des organisations politiques qui se sont engagées dans ces actions. Pour le premier jour du procès ils préparent un arrêt de travail, et une mobilisation devant le tribunal.     

 

Le gouvernement Kirchneriste veut punir ceux qui ont mis en faillite son schéma salarial convenu avec la bureaucratie syndicale en 2005, en obtenant 50% d' augmentation, une embauche de 300 infirmiers, l' installation d' une IRM et le doublement du budget de l'hôpital. En ce moment il voudrait imposer un plafond salarial de 20% dans les négociations paritaires , quand l' inflation réelle est de 25% et même 30% pour cette année, et l'ajuster à la santé et à l'éducation priorisant le paiement de la dette extérieure.

 

Pour ces raisons, et pour le principe élémentaire de solidarité ouvrière internationale, le parti de la Cause Ouvrière* qui appuie et impulse de toutes ses forces cette campagne, demande que vous nous envoyez à cette adresse e-mail une déclaration et une adhésion à cette campagne internationale pour l'acquittement des délégués de l'hôpital Garrahan, pour que nous la transmettions aux camarades ou directement au camarade Gustavo Lerer délégué général de « Junta Interna » de l' hôpital Garrahan.

 

Camarades, nous joignons a notre déclaration une information sur le conflit, élaborée par Gustavo Lerer, principal dirigeant de la Junta Interna et militant de notre organisation. Nous comptons sur votre participation dans cette campagne.  Nous espérons votre soutien et recevez nos salutation affectueuses.                                                                                                                                                                                                                                                        

 

En défense de l'hôpital et de la santé publique

Défendons  la  commission  interne  de  l'hôpital  Garrahan

 

Ils (les délégués de l'hôpital Garrahan) ont appuyé d'innombrables luttes à travers le pays et organisé le soutien des travailleurs dans des conflits internationaux comme celui des mineurs de la région des Asturies et Sud-Africains, dénoncé le massacre sioniste contre le peuple palestinien, exprimant sa solidarité de classe.

 

L'attaque du gouvernement 

 

Le gouvernement n'attaque pas tous les délégués, il frappe seulement les délégués qui ne négocient pas ni ne se vendent, les délégués catégoriels. Le gouvernement favorise les dirigeants syndicaux « bureaucratiques » et collaborateurs qui ne contestent pas les intérêts patronaux. C'est pourquoi nous soutenons que devant le procès des camarades s'impose une grande mobilisation de tous les travailleurs pour leur acquittement. Maintenant une grande lutte de tous les travailleurs de Garrahan est nécessaire, de tous ceux qui ont reçu l'appui de ces camarades et tous les travailleurs en général pour les défendre parce que les défendre c'est défendre la classe ouvrière.

 

La «  Junta Interna » de ATE, les organisations syndicales, les partis de la classe ouvrière, les organisations de la jeunesse, sont appelées à participer à la lutte pour l'acquittement des délégués de Garrahan, comme part du combat pour la liberté et la dépénalisation de tous les ouvriers et gens du peuple en lutte.

        

Parti de la Cause Ouvrière (Partido de la Causa Obrera)         18 février 2013     

 

*Le Parti de la Cause Ouvrière est une organisation surgie d' un congrès d unification nationale de l'année dernière comme produit de la convergence de militants du parti pour la révolution  socialiste (PRS), provenant du vieux MAS et de la Corriente de Trabajadores, militants provenant de Partido Obrero.

 

 

 

 

 

Pourquoi ce procès aux délégués de Garrahan ?

 

Un bref résumé de la grève de 2005 à l'hôpital Garrahan 

 

En réalité, le procès des quatre délégués de Garrahan est le procès de la grève de 2005, de sa direction, de ses méthodes, de ses objectifs et de ses actions. Le gouvernement « kirchnériste » cherche à frapper ceux d'entre nous qui ont obtenu 50% d' augmentation salariale, l'amélioration de l'hôpital avec le doublement du budget, l'embauche de plus de 500 travailleurs ( infirmiers, médecins, administratifs, etc.), l'installation d'une IRM et l'amélioration de certains secteurs de l'hôpital qui étaient en très mauvais état.

 

 Le processus de la lutte commença en 2004, quand la nouvelle « Junta Interna » de la liste Rouge prit ses fonctions, après avoir battu la bureaucratie de la liste Verte et les autres sections bureaucratiques dans les élections des délégués. Elle a suivi le mandat des travailleurs, a convoqué les assemblées inter-corporatives (auxquelles participent les travailleurs de ATE, Upen, l'association des professionnels) pour réclamer une augmentation salariale immédiate, étant donné qu'en raison  des conséquences de la dévaluation de 2001 et de 14 années de gel salarial, la chute du pouvoir d'achat était importante. Ces assemblées furent massives, avec plus de 400 travailleurs et ils votèrent plusieurs arrêts de 24 et 48 heures, ils arrachèrent des augmentations salariales importantes, (des sommes fixes et en une seule fois), à la direction de l'hôpital qui est notre patron. Beaucoup de délégués de Upen, comme de l'association des professionnels, refusèrent de porter les «  mesures de forces » votées démocratiquement dans les assemblées et ont abandonné l’intersyndicale de la corporation.

 

Quatre des délégués de l'hôpital Garrahan, faisant partie de l' « Interna » de ATE qui menèrent la grande lutte de 2005, Adriana Aguero, Marcello Mansilla, Eduardo Garcia et Gustavo Lerer seront jugés en avril 2013, accusés de « menaces coercitives » pour lesquelles ils peuvent être condamnés à 3 ans de prison.

 

La lutte des travailleurs du principal hôpital pédiatrique du pays a eu une large répercussion politique nationale et par son ampleur est considérées comme l'une des principales de ces dernières années. Elle a été attaquée systématiquement pour cela, par le ministre de la santé actuel jusqu'à la présidente Kirchner elle-même. De même la bureaucratie d' ATE de Pablo Micheli, a fait l'impossible pour freiner la grève et les autres moyens de la lutte. Un secteur important des travailleurs et l'avant-garde combative du pays ont appuyé et suivi avec attention son développement parce qu'au centre du débat politique il y a la lutte pour un salaire égal au coût de la vie pour une famille moyenne et une méthode basée sur la décision démocratique des travailleurs qui ont agi avec une indépendance politique vis à vis du gouvernement, des patrons, et de la bureaucratie syndicale. Les camarades qui sont aujourd'hui justiciables font partie d'une direction de classe élus du mouvement ouvrier.

Ce procès se déroule au moment où le gouvernement, le régime patronal, maintiennent des milliers d'ouvriers « activistes » et d'autres en lutte (« inculpés populaires de la lutte ») sous une répression croissante organisée directement depuis l'Etat, associé à des bandes de voyous qui composent les appareils syndicaux de la bureaucratie, responsables de l'assassinat du collègue Mariano Ferreyra. Ce régime, qui s'apprête aujourd'hui à juger ces camarades, a récemment montré toute sa pourriture dans le cas de Marita Veron.

           

Défendre les travailleurs et la démocratie syndicale représentée par l' « Interna » de Garrrahan !

 

Dans l'hôpital, il existe différends syndicats. Cependant les délégués de classe de ATE dont « Junta Interna » dirigée par le camarade Gustavo Lerer référent national de notre organisation, le Parti de la cause ouvrière, ont inlassablement lutté pour les salaires et les conditions de travail de tous les travailleurs de l'hôpital. Ces délégués n'ont pas fait de différence entre infirmiers, administratifs, agents des services techniques, médicaux, personnels de maintenance, de nettoyage, entre nouveaux embauchés et anciens, ils les ont tous défendus s'appuyant sur la mobilisation de tous les travailleurs.

 

Une référence de classe nationale 

 

Cet « Interna » non seulement a rempli ses fonctions sur les questions syndicales, est intervenue dans le cas de disparition dans les familles de travailleurs, a défendu des camarades  pour violence contre les femmes, et fondamentalement a défendu à l'hôpital public tous les travailleurs et des secteurs populaires des attaques du gouvernement national ou de la direction politique de la ville.

 

Ces délégués n'ont pas seulement défendu les travailleurs de Garrahan. Ils sont présents dans une infinité de luttes ouvrières, d'autres camarades de l'état comme ceux de INTI, de la ligne 60, le Subte, Kraft, métallurgistes, cheminots, Zanon, etc... et aussi les luttes démocratiques et populaires comme l'appui aux étudiants pour le « budget », contre la contamination des agro-toxines et le « mega minéria », pour la justice pour Marita Veron, Mariano Ferreyra, Carlos Fuentealba, Julio Lopez et toutes les personnes tuées par la « gâchette facile ».

 

De ce processus les travailleurs ont tiré plusieurs conséquences : qu'il fallait se battre pour avoir une augmentation de base qui nous permettait de récupérer ce que nous avions perdu; que les délégués de Junta Interna d' ATE de la liste Rouge furent les seuls à respecter le vote en assemblée, et que la forme de la lutte était des assemblées, des arrêts et des mobilisations.

 

A la fin de 2004, a eu lieu la lutte des télécommunications avec occupation des immeubles, qui dépassa la bureaucratie syndicale, et au début de 2005, celle de Subte, qui aussi déborda la bureaucratie de U T A et obtint une importante augmentation salariale, avec un  plan de lutte décidé en assemblées et avec des arrêts progressifs de 24, 48, et 72 heures. Alors le comité interne d' ATE liste Rouge a appuyé ces deux luttes, spécialement celle de Subte, avec qui nous avions déjà une relation pour avoir aussi appuyé la grève triomphante de la Semaine Sainte de l'année précédente pour les « six heures » et l'insalubrité, deux revendications également importantes pour les  infirmiers de Garrahan. Ces deux luttes ont eu un impact important sur les travailleurs de Garrahan et depuis, la Junta Interna a commencé à envisager de faire comme Subte : assemblées et plan de lutte progressif pour une augmentation du salaire de base. Tout au long du mois de mars 2005, nous avons fait des assemblées, nous avons aidé les délégués anti-bureaucratiques de Subte pour qu'ils continuent leur lutte. Et en avril nous avons commencé le plan de lutte avec des arrêts progressifs pour 70% d'augmentation salariale qui avait été perdue par la dévaluation et le gel des salaires, et 2% par année d'ancienneté (c'est la revendication que nous avons reprise de Subte). Nous avons fait des arrêts de 24 et 48 heures très forts qui ont été rendus publics et les médias retournèrent à l'hôpital montrant à tous les travailleurs du pays les assemblées massives qui décidaient des arrêts à venir, la force des travailleurs concentrés dans le hall d'entrée, les arrêts qui concernaient tous les horaires de travail : matin, après-midi, et nuit; et l'affrontement avec le gouvernement de Nestor Kirchner, le gouvernement de la ville de Buenos Aires (présidé en ce temps là par Ibarra) et avec la bureaucratie de ATE de la liste Verte, dirigée par Micheli, qui à ce moment là était avec le gouvernement K. et s'opposait aux décisions des assemblées portées en avant par la Junta Interna en essayant de démonter la lutte.

 

En réaction, des dizaines de délégués de classe et antibureaucratiques venaient nous appuyer et des milliers de travailleurs sans emploi (piqueteros), des étudiants, parce qu'ils se retrouvaient dans la lutte basée sur la démocratie ouvrière, les grèves et la mobilisation contre le gouvernement et la bureaucratie. Quand nous avons réalisé la première grève de 72 heures, la bureaucratie de Micheli a apporté une offre du ministère du travail de 300 dollars pour tous comme prime forfaitaire. La bureaucratie et le gouvernement voulaient que nous acceptions et arrêtions mais la Junta Interna répondit que nous allions faire des assemblées et que d'elles la réponse sortira. Dans une première assemblée, la proposition a été repoussée parce que les 300 dollars n'étaient pas dans le salaire de base et c'était peu. Alors le gouvernement (au travers de Micheli) a majoré l'offre des 300 dollars de 10% du salaire de base, et avec la promesse d'ouvrir des commissions paritaires propres à l'hôpital. Nous refîmes une assemblée qui fut massive et résolûmes d'accepter les 300 dollars, disant qu'ils étaient insuffisants, que nous les prenions comme une avance et que nous allions aux paritaires pour obtenir le reste. Micheli, qui fut très attaqué par les travailleurs à l'assemblée respira et cru qu'il avait arrêté la lutte de Garrahan, et ainsi se ferma la première étape du conflit à la fin avril.

                

Des délégués paritaires élus par la base 

 

Depuis la Junta Interna nous analysons que les commissions paritaires étaient un piège pour que passe le temps et pour nous démobiliser. La Junta Interna d'ATE liste Rouge a dit aux travailleurs que c'est seulement avec la lutte que nous pourrions arracher le reste de l'augmentation salariale pour la quelle nous luttions. Nous proposâmes d'élire des délégués paritaires dans tous les secteurs en faisant des assemblées dans toutes les salles, les bureaux, les ateliers, les laboratoires, le matin, l'après midi, la nuit et les fins de semaines. Il y eut plus de 80 délégués élus dans les assemblées de secteurs avec actions, mandats approuvés des assemblées à l'assemblée générale. Ni le ministre du travail, ni la bureaucratie de ATE ne voulurent reconnaître autant de d’élus représentatifs. L'unique concession  faîte à l'assemblée est qu'à chaque réunion paritaire pouvaient siéger 15 à 20 délégués, disant qu'il n'y avait pas la place pour les 80. L'autre conséquence fut que comme les salaires étaient entre 700 et 1200 dollars, il fallait demander un salaire égal au coût de la vie pour une famille moyenne pour le travailleur qui gagne le moins et, de là, proportionnel vers le haut. Alors l'assemblée vota un mandat qui était de 1800 dollars  pour le salaire de base, ce qui était la valeur égale au coût de la vie pour une famille moyenne à ce moment là, pour celui qui gagnait le moins et proportionnel pour le reste des travailleurs, et tout de suite une avance de 600 dollars égale pour tous, et puis continuer à négocier.

 

En mai et juin, nous avons participé aux réunions et les travailleurs ont augmenté la pression. Les meilleurs activistes furent les délégués locaux qui se rendirent compte de visu et en direct du rôle de la bureaucratie de ATE, de Upen, Sutecba, l'association des professionnels et du gouvernement K. représenté par le ministère du travail. Ils sortirent indignés de ces réunions paritaires et racontèrent à leurs camarades de secteurs comment nous opposaient, qu'ils ne voulaient rien donner, que l'assemblée paritaire était un théâtre où la Junta Interna de ATE liste Rouge et les délégués élus de la base affrontèrent le front gouvernemental, patronal, bureaucratique. Dans ce processus nous fîmes des assemblées de secteurs, et générales, qui reprirent les arrêts de 24 et 48 heures  pour faire pression pour qu'ils tiennent leur offre salariale. Ces arrêts furent attaqués partout : le ministre de la santé du pays, Giné Gonzales Garcia accusa les délégués de « terroristes de la santé » au milieu de la campagne contre le « terrorisme » déchaînée par l'impérialisme Yankee après l’attentat des tours jumelles. Ils ont accusé les infirmiers d'abandon de personnes. Ils ont dicté la conciliation obligatoire qui a été repoussée. Des juges et des procureurs vinrent à l'hôpital, voulant imposer l'interdiction de faire des débrayages sous prétexte d'épidémie de bronchiolites, ils ont tenté de militariser et de mettre des policiers en civil à l'entrée de l'hôpital. Ils voulurent casser la lutte avec le remboursement des jours de grève. Une à une ces attaques furent affrontées et battues : nous avons réalisé une campagne de répudiation du ministre qui nous traitait de terroristes. Par la forte mobilisation le juge revint sur l'accusation d'abandon de personnes faîte aux infirmiers et affirma que dans un hôpital cette figure pénale n'existait pas. Les juges et les procureurs vinrent à l'hôpital et les accusations tombèrent, les policiers qui étaient entrés à l'hôpital furent expulsés par l'action conjointe des travailleurs, des parents de patients et de la mobilisation de milliers de délégués anti-bureaucratiques, des chômeurs, des étudiants et des partis de gauche. Et les pertes de salaire furent compensées par le fond de grève national dont le premier apport a été de 10 000 dollars de Zanon, complété par un recueil de 60 000 dollars qui ont été apportés par des gens sans emploi qui touchaient 150 dollars, des syndicats comme AM SAFE-Rosario, Juntas Internas, la Fuba, et les foyers d'étudiants etc...

 

Le premier août fut offerte une augmentation de 20%. Cette offre fut repoussée en assemblée mais acceptée par Upen, Subtecba, et l'association des professionnels dans le dos des travailleurs. L'assemblée a voté la poursuite du plan de lutte avec un arrêt de 48 heures. Les attaques ont redoublé avec une furieuse campagne médiatique contre la grève, sa direction de classe et les travailleurs : par exemple ils payaient les patients pour qu'ils disent qu'ils n'étaient pas soignés. Le cas le plus emblématique fut celui du père d'un enfant qui allait être transplanté d'un foie et qui a déclaré aux médias qu'il n'avait pas été opéré à cause de la grève, il perçut 500 dollars pour mentir. La vérité est que son fils ne fut pas opéré parce qu'il avait de la fièvre. Les pertes de revenus persistèrent, la gendarmerie et la police rôdaient autour de l'hôpital et cherchaient à isoler la grève.

 

Pour affronter cette situation, on vota en assemblée une série de résolutions : former un comité d'appui externe, faire une commission de parents d'enfants hospitalisés, exiger une assemblée plénière de ATE, appelée à former une coordination hospitalière et à essayer de coordonner les secteurs qui étaient partis en lutte. Le comité d'appui externe auquel participèrent les mouvements de chômeurs, le corps des délégués de Subte, de Lafsa aujourd'hui LAN, les cheminots du Sarmiento, les chantiers navals Rio Santiago, ATES UR,  Juntas Internas de ATE des mines, l'hôpital Udaondo, Cenareso, Adultos 2000, la FUBA, les partis de gauche et beaucoup d'autres fut très important au point qu'il a pris en charge le fond de grève en totalité et c'est pourquoi nous avons évoqué ce qui est mentionné. Il s'est occupé de faire une vidéo et des tracts pour contrecarrer la campagne distribuant ses tracts, passant la vidéo, menant des actions, amenant des discussions dans les usines, les facultés, les collèges, les gares de chemins de fer, et en soutenant tout ce que les assemblées des travailleurs avaient voté. Les travailleurs de la santé de la Neuro-psychiatrie de Posadas Misiones coupèrent la route en solidarité avec la lutte de Garrahan, les enseignants de la Terre de Feu vinrent à l'hôpital en solidarité. Nous nous efforcions de nous coordonner avec le Malbran et l'hôpital Posadas et ensuite le gouvernement leur a donné l'augmentation qu'ils voulaient. Nous nous sommes coordonnés avec les enseignants universitaires de la Conadu H et la AGD (qui aussi étaient en lutte pour une augmentation de salaires) et avec les centrales étudiantes, la FUBA, et la FULP nous avons réalisé deux marches de 30 000 personnes sur la place de Mai. A la première le gouvernement monta une opération de milliers de policiers de l'infanterie (têtes de tortues) qui empêchèrent l'entrée sur la place de Mai, heurtant les infirmiers de Garrahan qui étaient en tête de colonne. Finalement les gens sont passé par Callao et Corrientes pour arriver à l'Obélisque. A la seconde marche nous avons pu entrer sur la place de Mai au cri de « La Place est la nôtre... ».

 

A ce moment-là, la lutte de Garrahan était une cause nationale, et la lutte pour les 1800 dollars (au coût de la vie pour une famille moyenne à ce moment là) est devenue un point de référence pour de larges secteurs de travailleurs. Micheli secrétaire général de ATE est venu à une « paire » d'assemblées, s'est refusé à convoquer une séance plénière et un arrêt national pour unifier tous les états dans la même revendication, il venait apporter la voix du gouvernement, en disant que nous allions dans une impasse ce qui lui a valu le rejet des travailleurs. Finalement les travailleurs en assemblée décidèrent de mettre fin au conflit, en sachant que même si nous n'avions pas atteint les 1800 dollars et gagner moins, nous avions pris assez comme nous l'avons mentionné au début, tirant la conclusion que pour obtenir un salaire minimum égal au coût de la vie pour une famille moyenne nous devions mener une lutte coordonnée avec tous les secteurs, ou avec l'ensemble de notre syndicat, ou avec les centrales syndicales à la tête. Dans cette lutte nous n'avons pas seulement gagné ce que nous avons mentionné plus haut : tout le mouvement ouvrier de l'Argentine a pu voir ce que la force des travailleurs organisés peut faire avec une direction de classe en utilisant les méthodes de la classe ouvrière comme la démocratie des assemblées, la grève, la mobilisation et la solidarité.

 

Pour l'acquittement des délégués de Garrahan :

 

Ce qui est jugé aujourd'hui est entièrement résumé ici et beaucoup plus car ce n'est pas un hasard s'ils reprennent l'affaire et l'amène au procès en ce moment où le gouvernement de Cristina Kirchner veut mettre un plafond (autour de 20 %) aux accords salariaux dans les commissions paritaires. C'est pour cette raison que depuis la Junta Interna est en train d'impulser une campagne nationale et internationale pour l'acquittement des quatre délégués de l'hôpital Garrahan : Gustavo Lerer,  Adriana Aguero,  Marcello Mansilla et Eduardo Garcia. Nous en appelons spécialement à toutes les organisations ouvrières (délégués, sections locales, assemblées, syndicats et partis) aux foyers des étudiants, regroupements étudiants qui sont pour l'unité de la lutte ouvriers-étudiants et aux organisations sociales et des droits de l'homme qui défendent les intérêts des travailleurs et les secteurs populaires à appuyer activement cette campagne, qui est une part de la lutte pour dépénaliser des milliers de délégués et d'activistes ouvriers et inculpés populaires par le gouvernement « Kirchneriste » pour lutter pour la défense de leurs droits.

 

Avec la mobilisation de milliers de camarades de tout le pays appuyant la campagne, l'acquittement des quatre délégués de l'hôpital de Garrahan sera un triomphe pour toute la classe ouvrière !

 

Gustavo Lerer

Délégué général de la Junta Interna (ATE) hôpital Garrahan

Militant du Parti de la Cause Ouvrière