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Intervention à l’AG du lycée Vial de Nantes (30 professeurs), lundi 16 mars 2009

 

Depuis notre dernière assemblée générale, le sort de millions de travailleurs s’est dramatiquement dégradé. Le gouvernement n’a aucunement renoncé à ses attaques. Au mieux, il les reporte temporairement, sans y renoncer ; au pire, il les poursuit et les applique dans les hôpitaux, les écoles, les lycées professionnels, les collèges et les lycées où les postes sont supprimés.

Mais il se heurte à plus de méfiance et plus de résistance, au point que, parfois, les directions syndicales refusent de la cautionner comme elles le faisaient jusqu’alors systématiquement. Le SNES s’est retiré de la mise au point du projet contre les lycées, le SNESup a refusé de réécrire le plan Sarkozy-Pécresse contre les enseignants-chercheurs. Le caractère massif des manifestations du 29 janvier témoigne aussi de la révolte contre la crise capitaliste et de la volonté de lutter contre les mesures du gouvernement.

Les formateurs des IUFM, les enseignants chercheurs, les étudiants luttent depuis des semaines. Pour autant,  leur combat est affaibli par le refus des syndicats étudiants et enseignants d’appeler à la grève générale jusqu’au retrait de toutes les attaques du gouvernement.

Les travailleurs ne cherchent pas la lutte pour la lutte, et encore moins qu’elle dure, surtout si c’est pour perdre. Pour gagner, il faut affronter le gouvernement, le vaincre. Pour cela, notre arme est la grève générale. Les journées d’action sont inefficaces. Les travailleurs de la Guadeloupe, laissés criminellement isolés par les directions confédérales françaises, ont ainsi montré leur force. Nous devons faire de même, par la grève générale.