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Pour
l’abrogation de la loi LRU !
Pour
arracher le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs,
le retrait du projet de mise en cause des concours d’enseignement, le retrait
du projet de contrat doctoral, le rétablissement des 1 030 postes
supprimés
Dans la quasi-totalité des universités, dans de nombreux IUT, IUFM, des
enseignants-chercheurs, des étudiants, des Biatoss
ont voté la grève et entamé le combat contre la politique universitaire du
gouvernement. Quelques jours après la coordination nationale étudiante le 15
février, la coordination nationale des universités réunie le 20 février, a
adopté à son tour le mot d’ordre d’abrogation de la LRU et choisi de poursuivre
la grève.
Mais pour gagner, ce n’est pas de grèves au pluriel, de grèves faculté
par faculté dont ont besoin les enseignants, les étudiants, tous les personnels
de l’enseignement supérieur. Pour sentir partout la force de la grève, face à
l’offensive nationale que le gouvernement déchaîne, il faut une riposte
nationale :
Dirigeants
du SNESup, de la CGT, de FO, de l’UNEF… appelez
clairement, maintenant, à la grève générale de l’enseignement supérieur jusqu’à
satisfaction des revendications !
La résistance des travailleurs de l’université et des étudiants a pris une ampleur inédite. Après la manifestation massive qui a rassemblé 100 000 personnes le 10 février, le gouvernement a commencé à reculer, en suspendant le décret sur le statut des enseignants-chercheurs et en chargeant une médiatrice de réécrire le texte de la ministre, puis a opté pour une tactique d’attente, espérant que les universitaires cessent le combat. Les universitaires ne sont pas dupes et la manifestation du 19 février fut également massive malgré le début des vacances pour certaines universités. Le gouvernement poursuit la provocation en offrant au moins 20 000 € de prime annuelle pour inciter les présidents d’université récalcitrants à appliquer la loi LRU.
Pour arracher la victoire sur nos revendications, pour obtenir des créations de postes massives pour répondre aux besoins de formation et de recherche, aux côtés des travailleurs antillais en grève générale, contre ce gouvernement responsable de la mort d’un syndicaliste en Guadeloupe :
C’est
le moment, dirigeants du SNESup, de la CGT,
de FO, de l’UNEF…, appelez à la grève générale de l’enseignement supérieur jusqu’à
la satisfaction des revendications !
Groupe bolchevik, 24 février 2009
www.revolution-socialiste.info