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Le 27 décembre 2008, avec le soutien de l’administration Bush et du porte-parole de la future administration Obama, le gouvernement Olmert a déclaré son objectif de « chasser le régime du Hamas » et de « nettoyer » Gaza. En 6 jours, l’aviation israélienne a déversé des centaines de bombes. Pour quelques morts israéliens causés par de moyens artisanaux, une armée suréquipée a tué plus de 420 Palestiniens, en a blessé plus de 2 000 et a détruit une grande partie des infrastructures : tous les locaux administratifs mais aussi une université, des écoles, des routes, une clinique… Le premier ministre convaincu de corruption et l’état-major envisagent une opération terrestre qui ferait encore plus de victimes civiles. Les hôpitaux ne peuvent plus soigner. Pour empêcher les témoignages sur sa barbarie, l’armée a interdit aux journalistes et aux diplomates d’entrer à Gaza.
Pour préparer son nouveau massacre, Israël avait bloqué la zone fermant tout passage à ses frontières, avec la complicité de l’Égypte de Moubarak qui fermait la sienne à Rafah. Cette gigantesque prison est dépendante de l’aide internationale, dans la mesure où Israël la tolère. La population subit des coupures d’électricité de plus 10 heures par jour, n’a de l’eau qu’une fois par semaine. Gaza est en manque total de médicaments alors que la malnutrition grandit.
Prétextant de l’extermination des Juifs d’Europe par le nazisme, les sionistes ont, avec l’appui des grandes puissances (États-Unis, URSS qui n’avaient rien fait contre l’antisémitisme de l’État allemand et de ses comparses comme l’État français), colonisé la Palestine et bâti une économie capitaliste sous perfusion, aux fortes inégalités sociales, avec des traits racistes et cléricaux marqués.
L’État fondé en
Israël, qui détient des « armes de destruction massive », édifie dans les « Territoires » un mur qui confisque davantage de terres et étouffe l’économie des territoires. La colonisation se poursuit à Jérusalem et en Cisjordanie. Chaque année, des centaines de Palestiniens sont tués par l’armée occupante, des milliers sont arrêtés, des centaines de milliers sont humiliés.
Les États-Unis, la France et les autres puissances impérialistes ont, au nom de l’ONU, imposé la reconnaissance d’Israël aux organisations palestiniennes elles-mêmes. À cause des trahisons du stalinisme, de la révolution par étapes des partis « communistes » et de l’alliance avec la bourgeoisie, les Palestiniens n’ont jamais eu un parti ouvrier révolutionnaire et internationaliste capable de diriger la lutte nationale en s’appuyant sur la classe ouvrière de toute la région.
Les Palestiniens ont été victimes des organisations nationalistes contrôlées par la bourgeoisie palestinienne, soumises aux États voisins, voire à l’impérialisme américain. Le Fatah et le Hamas sont incapables d’en appeler aux travailleurs juifs ainsi qu’aux travailleurs arabes, perses, turcs, kurdes de la région, car ils sont des défenseurs de la propriété privée. Le Fatah et le Hamas, le FPLP, le FDPLP… ont tous recouru à des attentats suicides contre la population civile juive au lieu d’armer la population et de mobiliser les travailleurs égyptiens, libanais, jordaniens, irakiens, syriens… contre le colonisateur et les régimes arabes complices.
En échange d’un État croupion, Arafat, Abbas et le Fatah se sont véritablement vendus à l’impérialisme en 1993. De même, le parti bourgeois clérical Hamas s’est montré plus efficace contre les femmes, les travailleurs et les jeunes de Gaza que contre l’État sioniste, dont il accepte la colonisation, à condition qu’elle soit limitée aux frontières de 1967.
Pour défendre les opprimés, les travailleurs et les travailleuses doivent exiger une solidarité de toutes les organisations ouvrières pour exiger la cessation immédiate de l’intervention militaire, en particulier devant les ambassades d’Israël.
Jamais l’ONU, ni le Quartet, ni l’Union européenne, ni l’État français n’ont empêché la colonisation de la Palestine, ni l’oppression des Palestiniens. Le droit au retour de tous les réfugiés, l’égalité des droits pour tous ceux qui veulent vivre en Palestine, hommes et femmes, chrétiens, musulmans et athées, juifs et arabes, passe par le renversement de l’État sioniste et l’instauration d’une seule Palestine démocratique, laïque, multiethnique. La seule classe capable d’accomplir cette œuvre historique est le prolétariat, la seule méthode est la révolution socialiste, la seule perspective viable pour une telle Palestine est la mise sur pied de la Fédération socialiste du Proche-Orient.
1er janvier 2009
Groupe Bolchevik
pour
la construction du parti ouvrier révolutionnaire,
de l’internationale ouvrière révolutionnaire