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9 et 11 mars 2010

 

Intervention en défense des retraites
au 9e congrès CGT de l’Union Fédérale Retraités de la Santé et de l’Action Sociale

 

Le ministre des affaires sociales Darcos déclare : « il faudra sans doute toucher au curseur de l’âge légal » (RTL, 31 janvier 2010). Le 1er ministre déclare : « l’allongement la durée des cotisations n’a pas un effet suffisant sur les comportements, la question sera donc posée » (Le Figaro, 2 février 2010) puis : « aucune question n’est tabou. Celle du calcul la pension sur les 6 derniers mois de salaire dans la fonction publique se pose évidemment » (Le Figaro, 1er février 2010).

Que le gouvernement veuille en finir avec le système par répartition ne nous étonne guère.

Pourtant, la direction confédérale de la CGT signe avec la CFDT qui s’est clairement prononcée pour la remise en cause de la règle des 6 derniers mois pur les fonctionnaires. La déclaration CGT-CFDT-UNSA-Solidaires du 17 février qui appelle aux grèves et aux manifestations le 23 mars ne défend pas les 6 mois :

Agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités

Que le débat prenne en compte la réduction des inégalités ? Comment «discuter de la réduction des inégalités avec un tel gouvernement ?

Que le prétendu débat prenne en compte la pénibilité ? C’est exactement ce qui a été invoqué lors des attaques précédentes contre les retraites et ce qu’a proposé Darcos pour camoufler les attaques en préparation.

Que le débat prenne en compte le code des pensions ? Mais qui y-a-t-il à débattre sur le code des pensions ? Les travailleurs de la fonction publique veulent son maintien et considèrent qu’il n’y a rien à débattre.

Comme Chérèque s’est prononcé « pour un rapprochement public-privé », faut-il accepter au nom de la réduction des inégalités que soient remis en cause le code des pensions, la CNRACL et les régimes spéciaux fondés sur le statut général des fonctionnaires et les statuts des personnels du service public ?

La centrale veut « réfléchir aux conditions d'unification » des régimes de retraite du privé et des fonctionnaires. Elle ouvre la porte à une remise en cause du mode de calcul de la retraite des agents, basé sur les six derniers mois de salaires. (Les Echos, 20 janvier 2010)

Le journaliste poursuit : « voilà qui va plaire au gouvernement mais faire bondir les autres centrales syndicales ».

Pour conclure : le danger est grand, le gouvernement veut aggraver la situation des salariés et des retraités en matière de retraite. L’unité doit se faire sur les revendications, pas pour discuter des attaques du gouvernement.

La CGT doit dire au gouvernement : Bas les pattes devant les retraites et décider que si le gouvernement persiste il faut appeler à la grève générale jusqu’au retrait du plan.