| Révolution Socialiste | ![]() |
|
Accueil |
CoReP |
CRP en el Perú |
La
Poste
Durant l'été, le gouvernement Sarkozy-Fillon a déclaré, par la voix de
Jean-Paul Bailly, vouloir changer le statut de La Poste et ouvrir son capital à
l'investissement privé.
Après l'exemple de France Télécoms
et la création de la Banque postale, chacun comprend que cela
équivaudrait à la privatisation, à la liquidation du statut de fonctionnaire, à
l'aggravation des conditions de travail, à la baisse des salaires, à des
suppressions d'emplois et à des licenciements.
Certes, cela signifierait aussi la fin du service public, la fin de
l'égalité d'accès, la fin de la péréquation tarifaire. Mais s'en remettre aux
« usagers », s'adresser à tous les élus quelle que soit leur
étiquette, demander un « grand débat public », c'est réclamer ce que
le gouvernement a prévu de faire dans chaque région. C'est entraver le
nécessaire combat de classe des postiers, c'est les dessaisir de leur avenir en
laissant croire que la solution est ailleurs.
Réclamer un référendum, c'est s'en remettre au président-bonaparte
Sarkozy et au bon fonctionnement des institutions de la 5e République.
De la même façon, se plaindre, comme la déclaration unitaire du 2 septembre, de « la volonté de la
direction et du gouvernement de passer en force », c'est réclamer d'être
consulté. Et, là encore, c'est abandonner nos revendications et le combat de
classe.
Les postiers n'ont rien à gagner à la participation des organisations
syndicales à la discussion, à l'élaboration et à la mise en place des plans de
la direction et du gouvernement.
Le fait que les responsables syndicaux siègent dans toutes les
instances possibles, à commencer par le Conseil d'Administration de La Poste,
n'a jamais empêché la moindre attaque contre les postiers. Cela a par contre
facilité la collaboration dans « l’intérêt de l’entreprise », donc la
tâche du gouvernement.
Enfin, la mise en place d'une « commission pour le développement
de La Poste », présidée par Ailleret, vise à obtenir la collaboration des
organisations syndicales pour la mise en place de la privatisation. Aucune fédération
syndicale ne doit y participer ! C'est pourquoi je propose au vote de
cette Assemblée générale la motion suivante :
L'Assemblée générale du Syndicat départemental des PTT de Loire atlantique,
réunie ce 24 octobre 2008, demande à sa fédération :
· de cesser toute
discussion-participation avec le gouvernement et en particulier de quitter la
commission Sarkozy-Ailleret
· d'appeler, dans
tous les services, à des Assemblées générales, pour organiser la grève
générale, si le gouvernement maintien son plan
· de déclarer,
d'ores et déjà, qu'elle appellera à une manifestation à l'Assemblée nationale
pour empêcher l'adoption du projet de loi de privatisation
· de s'adresser,
sur ces bases, à toutes les organisations syndicales de la profession.
(motion
rejetée : 2 pour, 49 contre, 15 abstentions dont les militants NPA et LO)