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La Poste

Assemblée départementale de la CGT des PTT de Loire Atlantique, le vendredi 24 octobre 2008

 

Intervention

 

Durant l'été, le gouvernement Sarkozy-Fillon a déclaré, par la voix de Jean-Paul Bailly, vouloir changer le statut de La Poste et ouvrir son capital à l'investissement privé.

Après l'exemple de France Télécoms  et la création de la Banque postale, chacun comprend que cela équivaudrait à la privatisation, à la liquidation du statut de fonctionnaire, à l'aggravation des conditions de travail, à la baisse des salaires, à des suppressions d'emplois et à des licenciements.

Certes, cela signifierait aussi la fin du service public, la fin de l'égalité d'accès, la fin de la péréquation tarifaire. Mais s'en remettre aux « usagers », s'adresser à tous les élus quelle que soit leur étiquette, demander un « grand débat public », c'est réclamer ce que le gouvernement a prévu de faire dans chaque région. C'est entraver le nécessaire combat de classe des postiers, c'est les dessaisir de leur avenir en laissant croire que la solution est ailleurs.

Réclamer un référendum, c'est s'en remettre au président-bonaparte Sarkozy et au bon fonctionnement des institutions de la 5e République. De la même façon, se plaindre, comme la déclaration unitaire du 2  septembre, de « la volonté de la direction et du gouvernement de passer en force », c'est réclamer d'être consulté. Et, là encore, c'est abandonner nos revendications et le combat de classe.

Les postiers n'ont rien à gagner à la participation des organisations syndicales à la discussion, à l'élaboration et à la mise en place des plans de la direction et du gouvernement.

Le fait que les responsables syndicaux siègent dans toutes les instances possibles, à commencer par le Conseil d'Administration de La Poste, n'a jamais empêché la moindre attaque contre les postiers. Cela a par contre facilité la collaboration dans « l’intérêt de l’entreprise », donc la tâche du gouvernement.

Enfin, la mise en place d'une « commission pour le développement de La Poste », présidée par Ailleret, vise à obtenir la collaboration des organisations syndicales pour la mise en place de la privatisation. Aucune fédération syndicale ne doit y participer ! C'est pourquoi je propose au vote de cette Assemblée générale la motion suivante :

Motion

L'Assemblée générale du Syndicat départemental des PTT de Loire atlantique, réunie ce 24 octobre 2008, demande à sa fédération :

·    de cesser toute discussion-participation avec le gouvernement et en particulier de quitter la commission Sarkozy-Ailleret

·    d'appeler, dans tous les services, à des Assemblées générales, pour organiser la grève générale, si le gouvernement maintien son plan

·    de déclarer, d'ores et déjà, qu'elle appellera à une manifestation à l'Assemblée nationale pour empêcher l'adoption du projet de loi de privatisation

·    de s'adresser, sur ces bases, à toutes les organisations syndicales de la profession.

(motion rejetée : 2 pour, 49 contre, 15 abstentions dont les militants NPA et LO)