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Intervention
Tous les jours de nouveaux travailleurs sont licenciés et des milliards partent pour les banques, des sommes astronomiques sont versées aux patrons, comme hier Valéo. Est-ce que c'est à nous, qui produisons toutes les richesses, de payer la crise des patrons ?
Le 29 janvier, nous étions 2 millions dans la rue. Pourquoi ? Pour que les dirigeants de notre syndicat rencontrent Sarkozy le 18 février ? Mais de quoi discutent-ils avec celui qui a encore refusé catégoriquement toute augmentation de salaire, l'interdiction des licenciements pour nos familles, et le rétablissement d'un seul poste ? Les travailleurs, nos collègues, n'ont pas envie de discuter avec ce Président d'un "fonds d'intervention social". Ils ne veulent pas discuter de comment accompagner les licenciements des patrons !
On connaît tous des travailleurs et travailleuses qui ne vont plus manifester lors des journées d'action car ils ne veulent plus perdre pour rien une journée de salaire. Ils savent que ce n'est pas comme ça qu'on gagne. Les pressions sur ce gouvernement ne servent à rien : il faut le combattre.
Nous savons bien que ce n'est pas en attendant le 19 mars qu'on va gagner. Qu'est ce que les dirigeants de notre syndicat attendent ?
Cette fois on ne peut pas nous faire croire que les travailleurs ne sont pas prêts : il faut que les dirigeants de tous les syndicats appellent à la grève générale.
Interruption :
"Tu veux faire comme en Guadeloupe"
Oui, une grève générale et non pas des journées d'action, pour arracher 200 euros pour tous, contre les licenciements et la vie chère.