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À TOUS LES TRAVAILLEURS, À TOUS LES JEUNES A CEUX QUI SONT SUR LES PLACES ET AUX AUTRES QUI N’Y SONT PAS ENCORE

 

 

Des dizaines de  milliers de jeunes (étudiants, travailleurs et chômeurs) occupent les places centrales des villes espagnoles et organisent des assemblées chaque jour plus massives et avec une plus grande participation d'adultes.

Le mouvement est extrêmement populaire auprès de tous les travailleurs du pays, parce qu'il traite des véritables problèmes que les masses rencontrent et des solutions pour en finir :

· avec le chômage, qui a fortement augmenté ces derniers temps,

· avec les contrats précaires et les salaires de misère qui ne permettent pas aux jeunes d'être indépendants,

· avec les crédits d’accès à la propriété qui nous étranglent, avec les expulsions locatives, avec les prix des loyers qui ne permettent pas de se loger,

· avec les coupes sociales, la réforme des retraites et les privatisations,

· avec l'utilisation de l'argent public pour sauver les banques privées,

· avec les subventions publiques aux partis politiques, aux syndicats, au patronat et aux Eglises, avec le gaspillage de l'argent pour tous les grands événements d’autopromotion du régime, avec la Monarchie…

· avec la corruption et l'impunité des  corrompus,

· avec les interventions militaires espagnoles à l'étranger,

· et tant d’autres choses qui sont décidées contre nous par le pouvoir, pour nous faire payer la crise créée par la faim insatiable de bénéfices du grand capital.

Ils nous disent qu’ ils n’ont pas de logement, pas de travail, pas de futur…mais qu’ils n’ont plus peur, et qu’ils refusent d'abandonner les places et assemblées malgré les interdictions de manifester formulées par  la commission électorale et les ministres du Gouvernement.

Ils font l’Histoire et ils le savent. Ils ont décidé qu'il était nécessaire de mettre un terme à la dictature des banques et du capital. Ils ont décidé de prendre leur présent et leur futur dans leurs mains et d'appeler pour cela à la démocratie réelle.

Les banques, le patronat, le gouvernement, les dirigeants des partis et des organisations qui travaillent à la défense du système capitaliste, sont déconcertés et pris de panique. Leur pire cauchemar c’est que ce mouvement s’étende à toutes les couches des travailleurs de l’Etat Espagnol ainsi qu’à d'autres pays.

Le moment est unique. Il faut se rendre massivement sur les places, supporter dans la rue et défendre les assemblées malgré les interdictions. Il faut organiser un réseau dense d'assemblées dans tous les quartiers ouvriers, dans les usines et bureaux, dans les universités pour étendre le mouvement. Il faut centraliser les actions au moyen de comités élisant des délégués choisis dans ces assemblées et révocables à tout moment. Il faut oser rêver qu'il est possible d'organiser la société, l'économie et le gouvernement du point de vue des nécessités des travailleurs et sous le contrôle des travailleurs. ET il faut s’organiser pour l'obtenir.

Il faut une issue à la crise : mais seuls nous les travailleurs, avec nos méthodes démocratiques propres, nous pouvons la régler :

· Nationalisation des banques sans indemnisation ni rachat !

· Interdiction des heures supplémentaires et réduction de la journée de travail sans réduction de salaire pour mettre un terme au chômage !

· Nationalisation des terrains urbains et  plan de logement public pour tous. Abrogation de la Loi sur les hypothèques

· Retrait des secrétaires généraux Toxo (syndicat CCOO) et Méndez (syndicat UGT) des tables de négociations avec le gouvernement !

· Abrogation du plan de réforme des retraites et de la réforme du travail !

· Plus une seule attaque de plus contre les droits sociaux et le code du travail !

· Retour  immédiat de toutes les troupes espagnoles présentes à l'étranger !

· A bas la Monarchie !

Germinal-noyau en défense du marxisme, 21 mai 2011.

(traduction CCI-T)