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Révolution Socialiste n°14

 

Intervention à l'Assemblée Générale FO des communaux d'Aulnay sous Bois (93)

11 mai 2004

 

Au lendemain de sa défaite, infligée par les travailleurs et la jeunesse, Chirac a prévenu qu'il maintenait toute sa politique. « Les réformes doivent être poursuivies », « Il y a urgence à réformer l'assurance maladie, comme il y avait urgence à faire la réforme des retraites. »

Voilà tout ce qu'on peut attendre de son gouvernement.

Après avoir cassé le droit à la retraite à 60 ans, en nous faisant travailler plus pour gagner moins, il compte aujourd'hui détruire la branche maladie de la sécurité sociale.

Il a déjà déremboursé ou diminuer le remboursement de centaines de médicaments, augmenté le forfait hospitalier de 22 %, il ferme des lits, réduit le nombre de médecins et d'infirmières, et compte privatiser l'hôpital public avec son plan "Hôpital 2007".

Il tente de culpabiliser les travailleurs pour leur faire payer leurs soins et en décharger les patrons, nous voler ce qui est une part de notre salaire, le salaire différé. Le "trou" de la Sécu est un mensonge. Les exonérations de cotisations patronales au nom de "la croissance" et les emprunts par l'État et les patrons à la Sécu n'ont pas cessé, tandis que les travailleurs paient à leur place la CSG et la CRDS. Que les patrons paient !

Seuls des coups sont à attendre de ce gouvernement, qui attaque les chômeurs, le personnel d'EDF-GDF, les enseignants, TOS, fonctionnaires et intermittents.

Il compte mettre en place un "panier de soins" minimal, seul remboursable, le reste à la charge des assurances ou mutuelles. La création d'une "nouvelle gouvernance" ouvre la voie aux assurances privées et aux mutuelles pour gérer l'argent des travailleurs.

Ce plan ne doit pas passer. Pour cela, il faut chasser le gouvernement et Chirac, en leur enlevant tout soutien.

Le gouvernement s'appuie pour faire passer ses plans sur ceux qui sont censés nous défendre, et qui au contraire se précipitent à sa porte. Pour attaquer les retraites, le Conseil d'Orientation a réuni toutes les directions syndicales pour "réformer" avec le gouvernement. Depuis octobre 2003, le Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, a abouti unanimement au "diagnostic partagé". Huit groupes de travail et des consultations incessantes depuis l'arrivée du nouveau gouvernement associent les directions syndicales à la mise en oeuvre du rationnement des soins...aux côtés de Guillaume Sarkozy, déjà négociateur pour le Medef du plan sur les retraites.

Les directions syndicales aident le gouvernement à mettre en place sa contre-réforme ! Répondant à la volonté de Chirac au Conseil des Ministres : "Il faut faire toute sa place au dialogue" pour que "l'action soit rapide et efficace". Pour prendre des mesures "difficiles, de redressement', 'il faut un pilote dans l'avion : les partenaires sociaux". Il n'y a rien à négocier avec le gouvernement de Chirac. Or, le diagnostic partagé par toutes les directions syndicales et le PS rejoint les plans du gouvernement : "Il s'agit de faire des choix rationnels, puisque le système de financement s'épuiserait à vouloir couvrir sans tri tout ce que les industries et les professionnels de santé peuvent offrir"!

Et le 5 mai, Mailly, à la tête de notre syndicat, déclarait : "Ce qui importe, c'est que la concertation, la consultation, soient approfondies avant que le gouvernement n'arrête le texte au Parlement". Mailly a bien compris Chirac et s'en remet à lui : "On ne choisit pas ses interlocuteurs, on fera avec ceux qu'on a en face de nous"! Car "il faut certes des réformes, sur l'assurance maladie en particulier"!

Il faut choisir son camp. On ne peut en même temps négocier avec ce gouvernement et le combattre. Soit la" réforme" de Chirac, soit la défense inconditionnelle de la sécurité sociale ! Il faut empêcher que nos directions syndicales renouvellent leur trahison de mai 2003, lorsqu'elles ont refusé d'appeler à la grève générale.

C'est pourquoi je propose à l'assemblée générale FO des Communaux d'Aulnay sous Bois de s'adresser à sa direction nationale en adoptant la motion suivante :

L'Assemblée Générale FO des Communaux d'Aulnay-Sous-Bois se prononce pour la défense inconditionnelle de la Sécurité Sociale et de l'assurance maladie

le boycott de toute concertation et négociation avec le gouvernement de ses projets de destruction de la Sécu

L'Assemblée Générale FO des Communaux s'adresse à la la direction nationale de FO pour qu'elle reprenne ces positions et propose sur cette base à toutes les confédérations CGT, FSU, UNSA, SUD, d'organiser ensemble une gigantesque manifestation à l'Assemblée Nationale pour le retrait du projet.

(Vote : 3 pour, 30 contre, 8 abstentions).