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Message du Collectif Révolution Permanente
à la 46e Assemblée Anti-guerre du Japon

Front unique ouvrier contre les agressions impérialistes, les occupations de l’Irak et de l’Afghanistan, contre le militarisme !
Pour la révolution socialiste mondiale qui extirpera leurs racines !

Camarades,

Nous saluons tout effort anti-guerre et anti-impérialiste, en particulier de ceux qui, comme vous, ont compris que l’ennemi principal est dans leur propre pays. En effet, le gouvernement Yasuo Fukuda est au service des groupes capitalistes japonais. Comme tous les gouvernements du PLD précédents, une politique anti-ouvrière et d’intervention militaire à l’étranger.

La jeunesse du Japon avait joué un rôle mondial en 1968. Grâce aux politiques de collaboration de classes, grâce aux trahisons des partis réformistes et des directions syndicales, grâce aux alliances contre-révolutionnaires entre Washington et Pékin et Washington et Moscou, la bourgeoisie mondiale a surmonté la vague révolutionnaire des années 1960-1970 et a repris l’initiative lors de la décennie 1980. Le centrisme qui capitulait devant le stalinisme, la sociale-démocratie et le nationalisme bourgeois, ainsi que le gauchisme, qui tournait le dos au prolétariat, ont facilité la réaction.

Dans les pays capitalistes avancés, la bourgeoisie a fermé les anciens bastions ouvriers, a restructuré les entreprises, a désindexé les salaires, a restreint le droit de grève, en utilisant la pression du chômage et la concurrence des travailleurs des pays dominés. Les bureaucraties étatiques ont restauré le capitalisme en Russie et en Chine ; les travailleuses et les travailleurs de ces pays subissent désormais l’exploitation et la précarité. La bourgeoisie, en renforçant l’exploitation dans les pays impérialistes, en ouvrant des marchés qui lui étaient fermés et en exploitant des millions de travailleurs qui lui échappaient autrefois à cause de la propriété collective, de la planification et du monopole du commerce extérieur, a pu redresser le taux de profit.

Si le taux de profit a ainsi été temporairement redressé, le capitalisme reste un mode de production en déclin, ce qu’illustrent la crise bancaire et les « révoltes de la faim », et aussi l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan et la montée des fondamentalismes religieux. Le mode de production capitaliste a accompli depuis longtemps son rôle historique : dissoudre les rapports sociaux archaïques, impulser la science et la technique, surmonter les particularismes locaux grâce à des Etats nationaux, développer l’industrie et les transports, créer un marché mondial…

L’étroitesse des frontières et la propriété privée des moyens de production entravent le développement des forces productives de l’humanité. La survie du capitalisme engendre une succession ininterrompue de guerres et de crises économiques. Les crises économiques, dont les travailleurs salariés sont les premières victimes, sont inévitablement engendrées par les contradictions du capitalisme. Elles servent de solution temporaire à la suraccumulation du capital, par la destruction d’une partie de celui-ci. Les guerres jouent le même rôle. En outre les dépenses d’armement peuvent temporairement résoudre les problèmes de débouchés, tout en permettant de menacer ou d’asservir d’autres pays. De fait, le militarisme est inséparable du capitalisme à l’époque de l’impérialisme.

Partout, la stabilité de l’emploi, la protection sociale et les services publics reculent ; la taxation des riches baisse alors que les impôts sur la consommation s’élèvent ; les profits et les dépenses militaires augmentent. Malgré le niveau élevé des sciences et des techniques, une proportion importante des producteurs ne dispose pas d’un logement décent, n’a qu’un accès réduit aux soins, à l’instruction, à la culture ; des millions d’êtres humains n’ont ni eau potable ni nourriture suffisante. La recherche est mise au service de la guerre et de la spéculation. L’informatique sert à espionner les individus, à contrôler les producteurs et à intensifier le travail. Les déplacements des êtres humains sont limités et parfois interdits. L’accumulation du capital et la recherche du profit mettent en cause l’environnement même de l’espèce humaine.

Pour autant, la bourgeoisie ne disparaît pas d’elle-même de la scène de l’histoire. Elle demeure la classe sociale hégémonique : en temps ordinaire, elle gouverne en s’appuyant l’appareil répressif de l’État bourgeois et aussi sur sa domination idéologique. Un vieil outil de justification de la propriété privée et de l’inégalité sociale est la religion, dont les formes les plus réactionnaires ressurgissent, tant dans les pays dominants (reculs de la laïcité, justification de l’invasion de l’Irak au nom du christianisme…) que dans les pays dominés (cléricalismes bouddhiste, hindouiste, islamiste… diviseurs des opprimés et contre-révolutionnaires). Une forme de cette puissance sociale de la bourgeoisie, perfectionnée au cours de la phase impérialiste, est l’intégration à l’État et la corruption des dirigeants des organisations dont se dotent les opprimés et les exploités, ce qui aboutit à des formes de dégénérescence du mouvement ouvrier : partis réformistes et bureaucraties syndicales.

Seul le prolétariat, la classe dont les intérêts sont antagoniques à la bourgeoisie, peut chasser celle-ci et, sur la base de cette révolution mondiale, jeter les bases d’un mode de production supérieur, le socialisme. Seule la classe ouvrière, dont les rangs ont considérablement grossi dans les « pays émergents » d’Amérique latine et d’Asie, peut ouvrir une issue à l’humanité, en se portant à la tête de tous les opprimés et de tous les exploités des campagnes et des villes, en constituant des organes démocratiques de lutte et en les centralisant, en détruisant l’État bourgeois, en expropriant les grands groupes capitalistes, en étendant la révolution, en collaborant avec les autres gouvernements ouvriers qui en résulteront. Ainsi, seront réunies les conditions du socialisme : développement des forces productives, planification par les producteurs associés, suppression des frontières, dépérissement des classes sociales et de l’Etat.

Les résistances courageuses des ouvriers, des employés, des paysans, des étudiants, des femmes, des peuples opprimés ne manquent pas, dans les pays impérialistes (incluant les États-Unis), dans les pays capitalistes dominés (en particulier en Amérique latine), et dans les nouveaux pays capitalistes (surtout en Chine). Pour vaincre, les travailleuses et les travailleurs doivent non seulement mener la lutte contre les patrons, les gouvernements à leur service, les corps de répression, mais aussi surmonter les obstacles que sèment les agents de la bourgeoisie, qui les subordonnent à la bourgeoisie, à leurs propres exploiteurs. Il leur faut un parti à eux, un parti qui lutte pour la rupture avec la bourgeoisie, pour l’auto-organisation des travailleurs, pour la prise du pouvoir. En s’appuyant sur la théorie de la révolution et de l’émancipation qu’est le marxisme, les éléments les plus conscients des travailleurs et de la jeunesse doivent se rassembler dans de tels partis, reliés par une internationale ouvrière révolutionnaire.

Parmi les moyens de nous regrouper, figurent des mots d’ordre antimilitaristes et anti-impérialistes que nous devons adresser à toutes les organisations ouvrières de masse :

Évacuation immédiate de toutes les troupes impérialistes d’Irak, d’Afghanistan, du Liban, de Côte d’Ivoire, du Tchad, du Kosovo… !

Fermeture de toutes les bases militaires américaines, françaises, britanniques, à commencer par celle de Guantánamo !

Fin des menaces contre l’Iran, fin du blocus de Cuba et de la Corée du Nord !

1er août 2008

Collectif Révolution Permanente (CRP Pérou, GB France, PRK Autriche)

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