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Avec
les travailleurs de l'éducation, de la santé, des travaux publics, les paysans
et les peuples des différentes régions du pays, le prolétariat minier a repris
la lutte au cours des dernières semaines.
Sur
le site des mines de cuivre Toquepala, Cuajone et à la raffinerie d'Ilo, dans la région de
Moquegua, les travailleurs de la multinationale mexicaine Southern
Pérou ont déjà déclenché par deux fois une grève illimitée depuis avril. Dans
la même période les mineurs de la Shougang Hierro
Pérou, aux capitaux chinois, ont affronté le patronat et sa police sur le site
de Marcona, dans la
région d'Ica. Après cette lutte,
Ronnie Cueto, Secrétaire Général du Syndicat a été
détenu environ trois mois. À l'heure actuelle, les mineurs de Casaplaca, dans le centre du pays, maintiennent le blocus
de la Route Centrale dans le cadre de leur grève illimitée contre la famille Gubbins, propriétaire de la compagnie minière
concessionnaire du gisement. La répression a jusqu'à présent coûté la vie à
deux mineurs.
La
classe ouvrière des mines, comme la majorité des travailleurs au Pérou, survit
avec des salaires misérables et les emplois précaires des entreprises de travail
temporaire. Plusieurs milliers d’entre elles fournissent une main-d’œuvre bon
marché au capital national et transnational. C’est une situation permanente
d’atteintes aux droits du travail. Les travailleurs restent en permanence sous
le régime des contrats précaires, supportent des journées de plus de douze
heures, subissent des renvois illégaux, se voient privés de syndicats, etc. de
la part d’entreprises extractives qui sont, en outre, responsables de dommages
environnementaux irréversibles, dénoncés à plusieurs reprises par les communautés
paysannes des zones concernées.
Dans
le même temps, les capitalistes miniers
jouissent de taux de profit extraordinaires.
Arrêt de la répression
policière et militaire contre les mineurs et les masses travailleuses en lutte !
Organisation et renforcement
de l'autodéfense minière !
Pour une grève illimitée de
la Fédération minière jusqu'à satisfaction
des revendications des ouvriers !
Pendant
ce temps, le gouvernement apriste d'Alan García, allié au fujimorisme
et à la ploutocratique Unité Nationale (Unidad Nacional), vient de faire approuver par le Parlement les
derniers attendus du Traité de Libre Echange (TLC) avec les Etats-Unis, dont la
mise en œuvre n’attend plus que le feu vert du Congrès de Washington. Grâce à
ce nouveau cadre légal, l'impérialisme américain aura porté un nouveau et sérieux
coup, au compte de la recolonisation, contre les masses travailleuses
péruviennes. Le gouvernement bourgeois de l'APRA livre ainsi le pays à la
bourgeoisie impérialiste et massacre les travailleurs et les étudiants depuis
presque une année. Pour empêcher l'entrée en vigueur du TLC, le prolétariat
péruvien doit mener une grève générale illimitée, celle que la bureaucratie
réformiste de la CGTP refuse systématiquement d’appeler.
Expropriation sans rachat et
sous contrôle ouvrier des entreprises impérialistes et privatisées !
Grève générale illimitée
contre le TLC !
Unité des travailleurs des
villes et des campagnes contre le gouvernement de la bourgeoisie, pour forger
les assemblées populaires et une Assemblée populaire nationale !
Par un gouvernement ouvrier
et paysan ! Pour une Fédération des Républiques socialistes de l'Amérique
latine !
1er juillet 2007
Collectif Révolution Permanente