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CRP en el Perú |
Tract
du CRPP diffusé à Cusco et Lima le 8 juillet
Durant quasiment 20 ans, la
dictature de Fujimori et les gouvernements de Paniagua,
de Toledo et d’Alan Garcia, agents au service des impérialismes des États-Unis,
du Canada, d’Europe, du Japon et d’Australie, ont livré le pays aux
multinationales financières, minières, pétrolières, de télécommunications, etc.
mais aussi à la rapacité de leurs larbins de la bourgeoisie péruvienne.
Dans le même temps, le mouvement ouvrier et populaire a affronté l’offensive capitaliste néolibérale, se reconstituant d’abord dans la résistance et ensuite dans les conditions de la montée des luttes de masses. Sur ce chemin, il a non seulement disloqué et défait la dictature fujimoriste mais a encore étranglé le gouvernement de Toledo. Si Toledo n’est pas tombé pour être remplacé par un gouvernement qui émanait des exploités, ce fut à cause du soutien que lui ont offert toutes les forces bourgeoises et petites-bourgeoises jusqu’au dernier moment, en même temps que la loyauté intéressée à la pseudo-démocratie de la classe dominante dont ont fait preuve les bureaucraties réformistes, syndicales et politiques.
Depuis, trois années se sont écoulées sous le régime du pacte entre l’APRA, le fujimorisme et Unidad Nacional, avec l’appui de l’UPP et du tolédisme. Ces années ont débuté avec les assassinats d’habitants d’Abancay et ont continué avec les massacres d’Ayacucho, de Bagua, de Cusco. Durant tout ce temps, la population travailleuse s’est mobilisée et a paralysé plusieurs fois des zones du nord, du centre, du sud ou à l’est du pays, allant plus loin que le voulaient les appareils opportunistes. Pendant ce temps-là, les directions de la CGTP, de la CUT et les organisations paysannes, ont uniquement cherché à convoquer des manifestations ou des grèves d’une ou deux journées, comme si la bourgeoisie pouvait être défaite avec ces actions limitées et isolées.
Mais les dernières luttes populaires à Bagua, Canchis, Andahuayas, Yauli, Chumbivilcas démontrent que les masses apprennent et dépassent les appareils manipulateurs qui spéculent sur leurs prochaines candidatures à une cohabitation gauche-bourgeoise (PCP-Patria Roja-Partido Nacionalista…). Les travailleurs des villes et des campagnes, les mineurs, les enseignants, les indépendants, les paysans, les Indiens se lancent dans la grève illimitée pour combattre d’égal à égal la bourgeoisie.
C’est la bonne voie, celle de la grève générale pour remplacer ce régime par un gouvernement des organisations des exploités.
Pour l’annulation des traités de libre commerce
Pour la fin des privatisations et des concessions
Pour la nationalisation sans indemnité des entreprises privées, sous le contrôle de leurs travailleurs
Pour un salaire qui couvre les besoins familiaux
Pour la santé et l’éducation publiques, gratuites et de qualité
Pour la suppression des entreprises de travail intérimaire
Pour la terre aux paysans et le crédit bon marché
Pour du gaz, de l’essence et des services publics à des prix abordables
Pour la dénonciation de la dette extérieure
Pour la rupture avec les gouvernements impérialistes, avec le FMI, la Banque mondiale, le BID, l’OMC, l’APEC
Dehors le gouvernement, le parlement le pouvoir judiciaire !
Grève générale illimitée !
Assemblée populaire nationale pour construire le pouvoir prolétarien !
Pour
un parti ouvrier révolutionnaire
et un gouvernement ouvrier, paysan et populaire !
Colectivo
Revolución Permanente en el Perú